Les personnes en situation de handicap jugent l’accès aux soins compliqué

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L’ARS et l’ORS ont dressé un état des lieux de l’accès à la santé des personnes en situation de handicap. Il en ressort que ces hommes et femmes souhaitent accéder aux soins de droits commun.

“La personne en situation de handicap et ses proches souhaitent majoritairement accéder aux soins de droit commun. C’est un citoyen comme les autres mais qui a parfois besoin d’être traité de façon spécifique”. Dans le cadre de la 1ère journée réunionnaise “Santé et Handicaps”, l’ARS (Agence régionale de Santé) et l’ORS (Observatoire régional de Santé) ont réalisé une étude sur l’accès à la santé courante des personnes en situation de handicap à la Réunion. Ils ont interrogé des associations, des personnes et situation de handicap, des parents et des familles. Un état des lieux qui n’est pas très positif . “Accéder aux soins courant est perçu comme compliqué”, indique l’étude.

L’accès à la santé est souvent décrit comme un parcours de combattant . “C’est parfois complexe, ça demande toujours de l’organisation, et ça prend beaucoup de temps”.

“Une attitude bienveillante est essentielle”

En fait, “la maladie ou le handicap éloigne la personne de la médecine classique : avec le handicap ou la malade, tout devient plus compliqué”. Hygiène alimentaire, cutanée, buccale… : les proches s’attachent à prévenir les problèmes de santé quand ils sont présents.

Autre constat : l’accès aux soins repose pour une grande part sur la confiance qui se tisse entre le professionnel de santé et la personne en situation de handicap (et ses proches), quels que soient son âge, son handicap et sa façon de communiquer. En fait, “plus que la connaissance pointue du handicap -qui constitue toujours un plus, c’est l’attitude bienveillante, attentive et l’adaptabilité du professionnel de santé qui sont essentiels”.

L’étude recense aussi les besoins et les attentes des personnes en situation de handicap et de leurs proches. On note ainsi que les personnes en situation de handicap veulent “que la douleur soit systématiquement évaluée et prise en compte”, “moins attendre” et “pouvoir bénéficier d’une aide psychologique si nécessaire”. Les proches souhaitent “être accompagnés, rassurés, soutenus”, “pouvoir être dans leur rôle de parents et pas seulement d’aidants”, “pouvoir passer la main en toute confiance car le handicap épuise”.

Aussi bien les personnes en situation de handicap que leurs proches veulent être respectés dans leurs choix, projets, décisions, pudeurs, intimités…

Ils veulent de l’écoute, de l’empathie, des solutions, des explications, de la patience aussi de la part des professionnels de santé. Un professionnel de santé qui est une référence et qui a un rôle pivot. “C’est le plus souvent le médecin de famille. La relation peut durer sur des années : c’est un repère essentiel. Devoir en changer est redouté et très difficile”, notent l’Ars et l’ORS dans leur étude. Une étude qui relève plusieurs leviers concrets de la chaîne d’accessibilité comme, par exemple, le renforcement de l’accès à la prévention, aux transports ; reconnaître les besoins liés à la grande dépendance, une amélioration de l’accueil dans les hôpitaux, le renforcement de la formation des professionnels de santé, la prise en charge précoce du handicap…

 

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