Onze mille nouveaux emplois d’AESH accompagneront les enfants handicapés à la rentrée 2018

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A l’occasion de la séance de questions orales sans débat du 5 juin à l’Assemblée nationale, Jean-Michel Blanquer a apporté des précisions intéressantes sur les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), qui remplacent les auxiliaires de vie scolaire (AVS) depuis la mi-2014. Le ministre de l’Education nationale était interrogé par Cécile Untermaier, députée (Nouvelle Gauche) de Saône-et-Loire, qui s’inquiétait notamment des « mesures prises et envisagées en vue d’une meilleure définition du statut et du métier d’AESH ».

Des « professionnels aux compétences reconnues »

Dans sa réponse, Jean-Michel Blanquer rappelle qu' »il s’agit de professionnels aux compétences reconnues, titulaires du diplôme d’Etat d’accompagnant éducatif et social (DEAES) ». Les efforts menés par le ministère visent à « créer davantage d’emplois dans cette catégorie, afin de généraliser l’utilisation des contrats d’AESH et, ainsi, d’offrir un statut stable à la fonction d’aide humaine ».
Sur ce point, le ministre confirme et précise les chiffres qu’il avait avancés lors de son audition par la commission des finances du Sénat à l’automne dernier, dans le cadre de la préparation de la loi de finances pour 2018. Ainsi, pour la rentrée 2018, il est prévu de transformer 11.200 contrats aidés en 6.400 emplois d’AESH. Dans le même temps, 4.500 nouveaux emplois d’AESH seront créés directement, soit un total de 10.900 nouveaux emplois d’AESH. A la rentrée 2017, 8.000 emplois supplémentaires avaient déjà été mobilisés.

Plus de 61.400 équivalents temps plein mobilisés

Au final, le ministre de l’Education nationale précise que « plus de 61.400 équivalents temps plein sont mobilisés pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap, soit une hausse d’environ 8.000 emplois par rapport à la rentrée de 2016 ».
En termes qualitatifs, Jean-Michel Blanquer indique aussi que la durée minimale de formation à l’adaptation à l’emploi, lors du recrutement, sera portée à soixante heures, « afin de garantir un socle de formation solide et d’harmoniser les pratiques académiques ».
Reste à recruter les AESH, ce qui se heurte à un certain nombre de difficultés. Le ministère vient donc de lancer une campagne nationale intitulée « Devenir accompagnant des élèves en situation de handicap ». Elle est présentée sur une page dédiée du site internet du ministère et une carte interactive renvoie directement aux pages consacrées aux recrutements sur le site des différentes académies.

« D’autres pays font mieux que nous sur le plan qualitatif »

Jean-Michel Blanquer affirme aussi que son ministère « est pleinement engagé dans la revalorisation du métier d’aide humaine et la pérennisation de la fonction d’AESH ». Le ministère et le secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées « conduisent actuellement un vaste chantier de rénovation de l’accompagnement des élèves en situation de handicap », dont le ministre ne précise toutefois pas encore les contours.
Jean-Michel Blanquer estime ainsi qu' »on peut considérer que la France consent des efforts importants pour les 300.000 élèves en situation de handicap », tout en reconnaissant que « d’autres pays font mieux que nous sur le plan qualitatif avec des moyens comparables ». Pour le ministre, ce constat renvoie à la question du statut des personnels, à celle de leur formation et à celle de la formation des professeurs, mais aussi « à la gestion de ces questions au plus près de l’établissement, et il y aura des évolutions dans notre action, afin que nos résultats qualitatifs rejoignent nos capacités quantitatives ».

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