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Novembre 2009 - N° 59
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Roselyne Bachelot a installé l'ANAP,
destinée à améliorer les services rendus aux usagers
La ministre de la Santé, Roselyne
Bachelot a installé, lundi 26 octobre, le premier conseil
d'administration de l'Agence nationale d'appui à la performance des
établissements de santé et médico-sociaux (ANAP), un groupement
d'intérêt public (GIP) institué par la loi hôpital, patients,
santé, territoires (HPST).
Cette entité, au sein de laquelle sont
représentés l'Etat, la caisse nationale de solidarité pour
l'autonomie (CNSA), l'Union nationale des caisses d'assurance maladie
(UNCAM) et des fédérations représentatives telles que l'Union
nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés
sanitaires et sociaux (Uniopss), la Fédération hospitalière
française (FHF) ou la Fédération nationale des établissements
hospitaliers et d'aide à la personne (FEHAP), a pour objet d'aider
les établissements de santé et médico-sociaux à "améliorer
le service rendu aux patients et aux usagers, en élaborant et en
diffusant des recommandations et des outils dont elle assure le
suivi", explique l'arrêté constituant l'ANAP.
De nombreuses missions pour l'ANAP
L'Agence aura donc de nombreuses
missions, parmi lesquelles la "conception et la diffusion
d'outils et de services permettant aux établissements de santé et
médico-sociaux d'améliorer leur performance et, en particulier, la
qualité de leur service", l'"appui et l'accompagnement des
établissements, notamment dans le cadre de missions de
réorganisation interne, de redressement, de gestion immobilière ou
de projets de recompositions" ou encore le "pilotage et la
conduite d'audit" sur leurs performances.
Le conseil d'administration de l'ANAP,
dont le siège est situé dans 15e arrondissement de Paris, est
présidé par Philippe Ritter, préfet honoraire de 68 ans qui avait
dirigé une mission sur les agences régionales de santé (ARS).
Christian Anastasy a été nommé par
ailleurs directeur général du GIP. Cet ancien administrateur de la
Croix-Rouge et de l'Uniopss, âgé de 55 ans, avait dirigé la
mission de préfiguration de l'ANAP en juillet 2008.
Arrêté du 16 octobre portant
approbation de la convention constitutive du groupement d'intérêt
public "Agence nationale d'appui à la performance des
établissements de santé et médico-sociaux", paru au Journal
officiel du 23 octobre. Arrêtés du 19 octobre, portant nomination
au conseil d'administration (précisant les noms des représentants
des institutions et organisations), du président du conseil
d'administration et du directeur général de l'ANAP, tous parus au
JO du 25 octobre.
ASH
Mise en ligne :
2 novembre 2009
La MDPH de Paris attaque l'Etat devant
le tribunal administratif
Après avoir tenté plusieurs démarches
depuis février dernier, en émettant, en vain, des "titres de
recettes à l'encontre de l'Etat" pour réclamer le financement
de sa maison départementale des personnes handicapées (MDPH), la
Ville de Paris vient de passer à la vitesse supérieure en décidant
de porter l'affaire devant le tribunal administratif.
"Plus que jamais, l'Etat se
désengage de ses responsabilités à l'égard des personnes les plus
fragiles, en ne versant pas les sommes qu'il doit aux départements
et qui devraient leur permettre d'assurer leurs missions de
solidarités", accuse en effet la municipalité, en estimant que
"la situation est particulièrement critique dans le domaine du
handicap".
Au total, l'Etat devrait ainsi quelque
600 000 euros à la MDPH de Paris, ce qui représente plus de 10 % de
son budget 2009 (qui est au total de 5,2 millions d'euros, selon des
chiffres de la mairie).
Un choix cornélien
La MDPH "ne peut faire face à ses
dépenses de fonctionnement", selon la Ville, et se trouve
confrontée à un choix cornélien : licencier une partie de ses
salariés ou réduire "drastiquement" les services offerts
aux Parisiens.
"Se refusant à de telles
solutions extrêmes", qu'elle juge "injustes" et
contraires à la politique parisienne du handicap, la commission
exécutoire de la MDPH a proposé d'emprunter la somme nécessaire au
fonds de compensation des aides techniques, en attendant le versement
des subventions dues par l'Etat.
Une solution provisoire qui présente
cependant l'inconvénient de réduire d'autant le budget alloué aux
aides quotidiennes versées aux personnes handicapées, souligne la
municipalité.
Devant l'absence de réponse de la part
de l'Etat, l'adjointe au maire de Paris chargée des personnes en
situation de handicap, Véronique Dubarry, présidente de la MDPH, a
donc résolu d'ester en justice, pour "placer l'Etat, pourtant
garant de la légalité, devant ses responsabilités et obtenir la
sanction du juge" afin que les pouvoirs publics honorent leur
dette.
Un courrier devrait être envoyé au
préfet début novembre afin de pouvoir saisir, au mieux, le tribunal
en janvier, précisent les services de l'adjointe au maire.
De telles actions contentieuses ont
aussi été entreprises par d'autres départements, dirigés par des
majorités de gauche comme de droite, pour rappeler au gouvernement
"qu'il est grand temps qu'il tienne ses promesses",
souligne enfin la Ville de Paris.
ASH
Mise en ligne :
2 novembre 2009
Handicap à l'école: les associations
n'ont repris que quelques auxiliaires
Les associations de défense des droits
des enfants handicapés n'ont embauché à ce jour que 23 auxiliaires
de vie scolaire (AVS) sur les 1.000 à 1.500 qu'elles pouvaient
reprendre après l'arrivée à terme de leurs contrats aidés fin
août, ont-elles annoncé lundi à l'AFP.
Trois associations, la Fédération
nationale des associations au service des élèves présentant une
situation de handicap (Fnaseph), l'Union nationale des associations
de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis
(Unapei) et la Fédération générale des pupilles de l'enseignement
public (FGPEP) avaient signé fin août avec l'Etat une convention
cadre.
Celle-ci leur permet reprendre, en
fonction de critères spécifiques, 1.000 à 1.500 accompagnateurs
d'enfants handicapés à l'école sur les 5.000 dont les contrats
aidés ne pouvaient plus être renouvelés à fin août.
Au 23 octobre, les associations locales
de la Fnaseph n'avaient embauché aucun AVS, celles de l'Unapei n'en
avaient repris que 7 et celles de la FGPEP 16, ont-elles dit à
l'AFP. Quelques autres embauches sont en attente de signature,
ont-elles précisé.
En cause, selon elles, la circulaire
d'application du dispositif tardait à être publiée, ce qui ne les
incitait pas à se lancer.
Le texte est finalement paru au
Bulletin officiel le 22 octobre. Il permet aux inspecteurs d'académie
d'établir des listes départementales des personnels qui peuvent
être repris par les associations, en fonction du besoin de l'enfant
d'être suivi par la même personne, ou de "compétences
spécifiques" de l'accompagnant.
Contacté par l'AFP, le ministère de
l'Education, qui présente la reprise des AVS par les associations
comme une solution "transitoire", a assuré qu'"une
dizaine de départements avaient signé avec des associations
locales", sans toutefois préciser le nombre d'AVS repris.
Alors que selon certaines associations
quelque 2.000 élèves n'avaient pu faire leur rentrée début
septembre faute d'AVS disponibles, il a assuré que "les 5.000
nouveaux contrats (aidés créés et annoncés à la rentrée par le
ministre Luc Chatel, ndlr) permettent de répondre à toutes les
demandes".
Toutefois, les subventions apportées
par l'Etat pour la reprise de ces personnels restent insuffisantes,
ce qui pourrait encore freiner le développement du dispositif,
estiment les trois associations.
D'autres, comme l'APF, avaient refusé
de signer la convention cadre, y voyant un "désengagement"
de la part de l'Etat.
Pour aller au-delà, le ministère
anime depuis la rentrée avec le secrétariat d'Etat à la Solidarité
et le ministère du Travail un groupe de travail sur la création
d'un véritable métier d'accompagnant, qui rassemble six
associations.
Selon l'Unapei, "un document de
synthèse" devrait voir le jour en décembre.
AFP
Mise en ligne :
2 novembre 2009
Réponse à la question écrite de
Jacques LE NAY : Attribution en urgence de la PCH provisoire
Assemblée nationale
Question N° : 5234 de M. Le Nay
Jacques (Union pour un Mouvement Populaire - Morbihan)
Ministère interrogé : Santé,
jeunesse et sports
Ministère attributaire : Travail,
relations sociales, famille, solidarité et ville
Question publiée au JO le : 25/09/2007
page : 5786
Réponse publiée au JO le : 06/10/2009
page : 9521
Date de changement d'attribution :
23/06/2009
Rubrique : handicapés
Tête d'analyse : allocations et
ressources
Analyse : prestation de compensation.
délais
Texte de la QUESTION : M.
Jacques Le Nay attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de
la jeunesse et des sports sur les délais extrêmement longs pour
instruire les demandes de prestation de compensation du handicap. Si
l'on peut admettre un certain délai pour la mise en oeuvre des
dispositions résultant de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005,
il est très regrettable de constater, dans un cas précis, que pour
une demande de prestation de compensation du handicap présentée le
20 janvier 2006, l'intéressée ne soit informée que le 8 décembre
2006 de la proposition faite par l'équipe pluridisciplinaire qui
sera examinée par la commission des droits et de l'autonomie lors de
la séance du 21 décembre 2006. La notification de la décision
finale n'interviendra, selon toute vraisemblance, pas avant janvier
ou février 2007. Ces délais sont incompréhensibles pour l'ensemble
des personnes handicapées. Aussi, il lui demande de prendre au plus
vite toutes les mesures permettant une instruction beaucoup plus
rapide des dossiers en cours, dans l'intérêt des personnes
handicapées en attente d'une réponse urgente.
Texte de la REPONSE : Créée
par la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté des personnes
handicapées, la prestation de compensation du handicap (PCH) est
entrée en vigueur à compter du 1er janvier 2006. Dans le même
temps, les maisons départementales des personnes handicapées
(MDPH), constituées sous la forme juridique d'un groupement
d'intérêt public (GIP) sous tutelle administrative et financière
du département, se mettaient en place. Durant l'année 2006, les
MDPH ont dû constituer leurs équipes, assimiler les évolutions
réglementaires et les nouvelles procédures qui en résultent et
organiser des liaisons de services. Il convient de signaler que cette
délicate période de transition s'est effectuée sans rupture du
service rendu aux usagers, même si effectivement elle s'est parfois
accompagnée d'une augmentation des délais de traitement des
demandes. Par ailleurs, la procédure d'attribution de la PCH, qui
prend en compte des charges liées au handicap pour répondre à des
besoins d'aides humaines, d'aides techniques, d'aménagement du
logement ou du véhicule, d'aides animalières et d'autres frais
réguliers ou exceptionnels, nécessite plusieurs étapes.
L'attribution de cette prestation, s'appuie sur une approche
individualisée de la situation et des besoins de la personne
handicapée. Elle requiert un temps important d'évaluation, conduit
par l'équipe pluridisciplinaire de la MDPH, souvent au domicile de
la personne. Par ailleurs, la détermination du montant de la
prestation nécessite pour certains éléments, notamment pour les
aides techniques, l'aménagement du logement ou du véhicule, que des
devis soient effectués. Enfin, il convient de rappeler que la
personne handicapée doit disposer d'un délai d'au moins quinze
jours pour lui permettre de donner un avis sur le plan personnalisé
de compensation proposé par l'équipe pluridisciplinaire, avant que
la commission ne se prononce. Conscient de la nécessité de devoir
apporter dans certains cas une réponse en urgence, le législateur a
prévu une disposition permettant l'attribution en urgence de la PCH
par le président du conseil général, la commission disposant
ensuite d'un délai de deux mois pour régulariser cette décision
provisoire. Cette procédure est destinée aux personnes pour
lesquelles les délais avant décision d'attribution de la PCH sont
tels qu'ils peuvent compromettre le maintien ou retour à domicile,
ou leur maintien dans l'emploi, ou encore les amener à supporter des
frais importants et qui ne peuvent être différés.
Mise en ligne :
2 novembre 2009
Réponse à la question écrite de
André WOJCIECHOWSKI : Validité des macarons ou plaques GIC et GIG
Assemblée nationale
Question N° : 51542 de M.
Wojciechowski André (Union pour un Mouvement Populaire - Moselle)
Ministère interrogé : Défense et
anciens combattants
Ministère attributaire : Défense et
anciens combattants
Question publiée au JO le : 09/06/2009
page : 5494
Réponse publiée au JO le : 06/10/2009
page : 9443
Date de changement d'attribution :
23/06/2009
Rubrique : handicapés
Tête d'analyse : carte européenne de
stationnement
Analyse : réglementation
Texte de la QUESTION : M. André
Wojciechowski attire l'attention de M. le secrétaire d'État à la
défense et aux anciens combattants sur la mise en oeuvre, en France,
de la carte européenne de stationnement pour les personnes
handicapées. Sans remettre en cause la nécessaire mise à niveau de
la législation sociale de l'ensemble des pays européens, il est
essentiel que cette mise à niveau prenne en compte l'exception
française dans de nombreux domaines. Or, en matière de carte de
stationnement pour les invalides de guerre et les invalides civils,
la législation française est fortement en avance. Il lui demande
précisément comment sera conservée cette exceptionnalité en
particulier pour les cartes GIG et quelle sera la place des
organismes, tels que l'ONAC, dans la gestion des cartes européennes.
Enfin, il souhaiterait connaître le calendrier de substitution des
cartes.
Texte de la REPONSE : Les
conditions dans lesquelles est délivrée la carte européenne de
stationnement pour personnes handicapées, en France, ont été
redéfinies par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour
l'égalité des droits et des chances, la participation et la
citoyenneté des personnes handicapées, qui a introduit des
modifications importantes par rapport à la réglementation
antérieure, datant de la loi du 17 janvier 2002 de modernisation
sociale, en adoptant de nouveaux critères d'attribution et en
harmonisant les conditions de cette attribution, tant au bénéfice
des invalides civils que des invalides de guerre. Ainsi, toutes les
personnes atteintes d'un handicap réduisant de manière importante
et durable leur capacité et leur autonomie de déplacement à pied
ou qui impose qu'elles soient accompagnées par une tierce personne
dans leurs déplacements, y compris celles relevant du code des
pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre ou du
code de la sécurité sociale, peuvent aujourd'hui recevoir une carte
européenne de stationnement pour personnes handicapées, délivrée
par le préfet, conformément à l'avis du médecin chargé de
l'instruction de la demande. L'innovation majeure apportée par le
législateur est de ne plus subordonner la délivrance de cette carte
à un taux d'incapacité ou d'invalidité minimum et à la possession
d'une carte d'invalidité, comme cela était le cas auparavant, ce
qui permet dorénavant de prendre en compte la situation des
personnes ayant d'importantes difficultés de déplacement mais qui,
n'étant pas titulaires de la carte d'invalidité, ne pouvaient
bénéficier, dans le cadre de l'ancienne réglementation, de la
possibilité d'utiliser les emplacements de stationnement réservés
aux personnes handicapées. La nouvelle carte de stationnement se
présente sous la forme d'un modèle unique, quelle que soit
l'origine, « civile » ou « militaire », du handicap du demandeur,
conformément au modèle européen instauré par la recommandation n°
98/376/CE du Conseil de l'Union européenne du 4 juin 1998. Elle est
reconnue par les États membres de l'Union européenne et permet de
faire bénéficier son titulaire des facilités de circulation et de
stationnement prévues dans chaque État membre pour les personnes
handicapées. Bien qu'il n'y ait désormais qu'un seul titre de
stationnement, remplaçant les macarons ou plaques de grands
invalides civils (GIC) et de grands invalides de guerre (GIG), dont
les conditions d'attribution sont identiques quel que soit son
bénéficiaire, il existe cependant deux circuits de traitement des
demandes, selon que la personne handicapée est invalide civile ou
invalide de guerre. La demande de carte européenne de stationnement
doit être adressée, pour les personnes relevant du code des
pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, au
service départemental de l'Office national des anciens combattants
et victimes de guerre (ONAC) de leur lieu de résidence, et à la
maison départementale des personnes handicapées pour les autres
personnes. La demande est alors instruite par un médecin
appartenant, selon la situation de la personne, à la direction
interdépartementale des anciens combattants ou à la maison
départementale des personnes handicapées, territorialement
compétente, qui l'examine sur la base de critères définis par
l'arrêté du 13 mars 2006 modifié relatif aux critères
d'appréciation d'une mobilité pédestre réduite et de la perte
d'autonomie dans le déplacement, critères qui ont sensiblement
élargi les conditions d'attribution de cette carte. Pour ce qui
concerne les cartes de stationnement sollicitées par les invalides
de guerre, celles-ci sont ensuite délivrées pour une durée
déterminée ne pouvant être inférieure à un an ou à titre
définitif, par le délégataire du préfet de département,
c'est-à-dire le directeur interdépartemental des anciens
combattants, puis remises aux intéressés par les services
départementaux de l'ONAC. Enfin, s'agissant du remplacement des
macarons ou plaques GIC et GIG, délivrés avant le 1er janvier 2000,
les personnes qui en sont titulaires peuvent continuer à les
utiliser sur le seul territoire français jusqu'à ce que leur durée
de validité soit expirée ou jusqu'au 31 décembre 2010 pour ceux
délivrés à titre permanent, date à laquelle elles devront en
avoir demandé la substitution par une carte européenne de
stationnement pour personnes handicapées.
Mise en ligne :
2 novembre 2009
Emploi des personnes handicapées :
beaucoup de chemin reste à faire
En 2007, 262 700 travailleurs
handicapés étaient employés dans les entreprises privées de plus
de 20 salariés en France, lesquelles emploient au total 9 368 000
salariés. En équivalent temps plein, ces salariés handicapés
représentent 2,4 % des effectifs.
Dans le secteur public, les
travailleurs handicapés représentaient 4,4 % du total des salariés
(contre 4 % en 2006).
L’enquête, publiée dans le numéro
d’octobre de Premières synthèses, premières informations
rappelle que la loi de 2005 fixait un quota d’emploi de
travailleurs handicapés de 6 % pour les entreprises de plus de 20
salariés. On en est encore loin.
Quelques progrès ont cependant été
faits. Selon la Dares qui publie ces chiffres, 56 % des
établissements ont employé directement des travailleurs handicapés
en 2007 (contre 53 % en 2006) mais un tiers des entreprises
n’employait pas de travailleurs handicapés et ont donc versé une
contribution à l’Agefiph, l’Association de Gestion des Fonds
pour l’Insertion Professionnelle.
Selon la Dares, plus l’établissement
est important, plus la proportion de ceux n’employant directement
aucun travailleur handicapé baisse, et plus souvent ils ont passé
un accord spécifique à l’emploi de handicapés.
Ainsi, 47 % des entreprises de 20 à 49
salariés emploient directement des travailleurs handicapés, un taux
qui passe à 82 % pour les établissements comptant de 200 à 499
salariés.
Par secteur d’activités, le secteur
industriel est celui qui emploie directement le plus de travailleurs
handicapés.
Les travailleurs handicapés en
activité sont surtout des hommes (64 %), et 40 % ont plus de 50 ans
– un signe du poids de la prévalence des accidents du travail et
des maladies professionnelles conduisant à la reconnaissance du
handicap.
Ainsi, 68 % des personnes bénéficiant
de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) ont
été reconnues par la Commission Technique d’Orientation et de
Reclassement Professionnel (Cotorep) et 20 % sont des victimes
d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. Une
proportion qui grimpe à 28 % dans l’industrie et 47 % dans la
construction.
Viva
Mise en ligne :
2 novembre 2009
Création d'un Comité interministériel
du handicap
Xavier Darcos et Nadine Morano ont
présenté le 4 novembre en Conseil des ministres le décret créant
le Comité interministériel du handicap.
Le Comité interministériel du
handicap, qui se substituera à la Délégation interministérielle
aux personnes handicapées, sera présidé par le Premier ministre.
Composé des ministres concernés par la politique en faveur des
personnes handicapées, il permettra de renforcer la cohérence
interministérielle et la transversalité des politiques du handicap
(santé, médico-social, emploi, accessibilité…).
Il sera chargé de :
- définir, coordonner et évaluer les
politiques conduites par l’Etat en direction des personnes
handicapées et de leurs familles ;
- veiller au respect de l’égalité
de traitement et de l’accès aux droits des personnes handicapées
;
- s’assurer du respect des objectifs
pluriannuels des politiques menées en faveur des personnes
handicapées ;
- préparer la Conférence nationale du
handicap qui doit se tenir tous les trois ans (loi du 11 février
2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation
et la citoyenneté des personnes handicapées).
Mise en ligne :
5 novembre 2009
Réponse à la question
écrite de Yves DOUDIGNY : Avancement des personnes handicapées
salariées de l'administration
Sénat
Question écrite n°
07827 de M. Yves Daudigny (Aisne - SOC) publiée dans le JO Sénat
du 12/03/2009 - page 610
M. Yves Daudigny attire
l'attention de M. le secrétaire d'État chargé de la fonction
publique sur la question de l'avancement des personnes handicapées
salariées de l'administration.
La loi n° 2005-102 du 11
février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la
participation et la citoyenneté des personnes handicapées a fait
progresser le recrutement des personnes handicapées dans les
administrations hors concours.
Ces dernières
s'intègrent dans les différentes administrations par le statut de
contractuel, au début en contrat à durée déterminée (CDD),
ensuite en contrat à durée indéterminée (CDI) dans le cadre de
loi n° 2005-843 du 26 juillet 2005 sur la transposition du droit
communautaire à la fonction publique et relative à la
réglementation régissant les CDI.
Grâce à ce dispositif
législatif, une injustice sociale a été réparée en matière
d'évolution de carrière des personnes handicapées.
Cependant, la grande
majorité des personnes handicapées accèdent tardivement à
l'insertion professionnelle dans les administrations. Les raisons
sont fondamentalement liées au retard en termes d'égalité des
droits.
De nombreux travailleurs
handicapés exerçant dans l'administration rencontrent des
difficultés pour tout avancement dans leurs carrières.
C'est pourquoi il lui
demande pour quelles raisons les agents cadres handicapés,
contractuels en CDI, ne peuvent bénéficier des mêmes promotions en
matière de progression de carrière que leurs collègues
fonctionnaires, à savoir l'accès à l'ÉNA (École nationale
d'administration) en formation continue par le tour extérieur.
Transmise au Ministère
du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la
réforme de l'État
Réponse du Ministère
du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la
réforme de l'État publiée dans le JO Sénat du 22/10/2009 -
page 2473
Le ministre du budget,
des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de
l'État a pris connaissance avec intérêt de la question relative à
l'avancement des personnes handicapées salariées de
l'administration. L'article 27 de la loi n° 84-16 du 11 janvier
1984, modifié suite à l'adoption de la loi n° 2005-02 du 11
février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, facilite
l'accès des travailleurs handicapés aux emplois et corps de la
fonction publique d'État. Il dispose en effet « qu'aucun candidat
ne peut être écarté, en raison de son handicap, d'un concours ou
d'un emploi de la fonction publique, sauf si son handicap a été
déclaré incompatible avec la fonction postulée à la suite de
l'examen médical destiné à évaluer son aptitude à l'exercice de
sa fonction ». Les personnes handicapées peuvent donc être
recrutées en qualité d'agent contractuel dans les emplois de
catégories A, B et C pendant une période correspondant à la durée
du stage prévue par le statut particulier du corps dans lequel elles
ont vocation à être titularisées. À l'issue de cette période,
elles sont titularisées sous réserve qu'elles remplissent les
conditions d'aptitude pour l'exercice de la fonction. Dès lors
qu'elles ont été titularisées dans un corps de catégorie A, elles
peuvent se prévaloir des dispositions prévues par les statuts
particuliers de ces corps pour bénéficier de la nomination au tour
extérieur à des emplois d'encadrement supérieur. Par exemple, ces
personnes peuvent être nommées au choix dans le corps des
administrateurs civils, dans les conditions prévues à l'article 5
du décret n° 99-945 du 16 novembre 1999 portant statut particulier
du corps des administrateurs civils. Ainsi, dès lors que les
personnes handicapées sont recrutées sur le fondement de l'article
27 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, elles peuvent accéder à
des emplois d'encadrement supérieur, sans avoir à passer les
concours d'accès aux corps correspondants. Ce dispositif vient
compléter la voie d'accès de droit commun à la fonction publique
que constitue le concours. Malgré l'aménagement de ce dispositif
spécifique, certaines personnes handicapées ont pu être recrutées
par les administrations comme agents contractuels sur le fondement
des dispositions de droit commun prévues par le statut général des
fonctionnaires, notamment l'article 4 de la loi n° 84-16 du 11
janvier 1984. Ces personnes peuvent accéder aux corps de la fonction
publique par la voie du concours interne, dans les mêmes conditions
que les fonctionnaires, conformément aux dispositions de l'article
19-2° de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984. Les épreuves de ces
concours internes peuvent être aménagées en fonction du handicap.
En outre, les limites d'âge pour se présenter au concours ne leur
sont pas opposables. En revanche, elles ne peuvent bénéficier, à
l'instar des autres agents non titulaires de l'État, de la
possibilité d'être nommées au choix dans des corps de
fonctionnaires relevant de l'encadrement supérieur, dans la mesure
où l'article 26 de la loi n° 84-16 du 14 janvier 1984 réserve les
promotions au choix aux seuls fonctionnaires.
Mise en ligne :
10 novembre 2009
Réponse à la question
écrite de François BAROIN : Financement des ESAT
Assemblée nationale
Question N° : 48784 de
M. Baroin François (Union pour un Mouvement Populaire - Aube)
Ministère interrogé :
Travail, relations sociales, famille, solidarité et ville
Ministère attributaire :
Emploi
Question publiée au JO
le : 12/05/2009 page : 4505
Réponse publiée au JO
le : 27/10/2009 page : 10234
Date de changement
d'attribution : 16/06/2009
Rubrique : handicapés
Tête d'analyse :
insertion professionnelle et sociale
Analyse : perspectives
Texte de la QUESTION :
M. François Baroin attire l'attention de M. le ministre du travail,
des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la
ville sur l'avenir de l'emploi et de la formation des personnes en
situation de handicap. En effet, l'AGEFIPH aurait décidé de ne plus
financer certaines associations qui oeuvrent pour l'insertion des
travailleurs handicapés en milieu adapté, ou qui évaluent et
préparent certains d'entre eux à intégrer le milieu ordinaire de
production. Dans le Morbihan, cette décision touche les personnes
placées dans les ESAT, soit plus de mille personnes auxquelles
s'ajoutent les 400 personnes en attente de placement en ESAT ou en
entreprises adaptées. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer
les intentions du Gouvernement sur ce dossier afin de ne pas
pénaliser le travail fait au quotidien par ces associations.
Texte de la REPONSE :
Le financement des établissements et services d'aide par le travail
(ESAT) à la charge de l'État est fixé dans le cadre de la loi de
finances de l'État, votée annuellement par le Parlement. Les ESAT
sont financés par la direction de l'action sociale (DGAS) dans le
cadre du programme handicap et dépendance (n° 157), au moyen d'une
dotation globale de fonctionnement (DGF) arrêtée par le préfet de
département. Les crédits prévus au programme handicap et
dépendance pour les ESAT passent de 1 349 900 000 euros en loi de
finances pour 2009 à 1 383 300 000 euros en loi de finances pour
2010, soit 33,4 MEUR supplémentaires. Ils correspondent à une
actualisation des dépenses tenant compte d'une évolution moyenne de
1,4 % de la masse salariale ainsi qu'à la création de 1 400 places
nouvelles portant à 117 611 le nombre de places financées DIN 2010.
Dans ce cadre, les moyens financiers que l'État consacre aux ESAT
dans le département du Morbihan n'ont pas été diminués.
Parallèlement à la rénovation du dispositif de travail protégé
pour les personnes adultes handicapées, le Gouvernement, conscient
des besoins en la matière, a engagé un programme d'amélioration de
la capacité d'accueil des établissements sociaux et médico-sociaux
pour adultes handicapés afin de poursuivre le rééquilibrage
territorial et de résorber les listes d'attente des adultes
handicapés ayant obtenu une orientation en ESAT par la commission
des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). À
ce titre, il s'est engagé à réaliser un plan pluriannuel de
création de 10 000 places d'ESAT. Ce plan s'est d'ores et déjà
traduit en 2008 par le financement de 2 000 places d'ESAT, auxquelles
s'ajouteront 1 400 places en 2009 et en 2010. Cet effort
considérable, accompli par les pouvoirs publics pour renforcer les
capacités d'accueil des ESAT, n'a pas pour objet et ne doit pas
avoir pour effet de systématiser les orientations en milieu protégé,
en particulier à l'issue d'une période dans un établissement
d'enseignement spécialisé. À cet égard, toutes les initiatives
qui ont pu être engagées, y compris avec le concours des régions
et de l'AGEFIPH, afin de réduire l'effet de filière doivent être
poursuivies et amplifiées, en particulier les actions consistant en
amont de la dernière année d'enseignement spécialisé à repérer
les jeunes ayant les capacités d'accéder à l'apprentissage ou à
d'autres modes de formation ou d'insertion de droit commun et à les
y préparer. Afin de favoriser les passerelles avec le milieu de
travail ordinaire et mieux sécuriser les parcours, il est créé un
nouveau dispositif d'accompagnement des travailleurs handicapés
sortant d'ESAT et embauchés dans le cadre d'un contrat à durée
déterminé ou de contrats aidés. Cet accompagnement est réalisé
par l'établissement médico-social d'origine, dans le cadre d'une
convention passée avec la structure d'accueil. La loi reconnaît
également aux travailleurs handicapés un droit à réintégration
dans leur ESAT d'origine ou, à défaut, dans un autre établissement,
ou service en cas de rupture anticipée du contrat de travail ou si
aucune embauche définitive n'intervient au terme du contrat à durée
déterminée ou du contrat aidé qui a été conclu. Ainsi, une
convention-cadre signée le 5 mai 2009 par la secrétaire d'État
chargée de la solidarité, et par le secrétaire d'État chargé de
l'emploi ainsi que par les présidents de l'Association de gestion
des fonds pour l'insertion professionnelle des handicapés (AGEFIPH)
et de l'Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH) va
permettre la mise en oeuvre jusqu'à la fin de l'année 2011 d'une
action expérimentale intitulée PASSMO (PASSerelle vers le milieu
ordinaire) dans les régions de Bretagne, Ile-de-France,
Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes et les 28 départements
correspondants. Cette action vise à faciliter le passage de
personnes handicapées orientées et travaillant en ESAT vers le
milieu de l'emploi ordinaire privé. Le projet PASSMO, porté par la
fédération des APAJH, mais accessible à tous les ESAT situés dans
le ressort de l'expérimentation, dont les ESAT du département du
Morbihan, doit permettre d'ici au 31 décembre 2011 l'embauche d'un
nombre significatif de personnes handicapées accueillies en ESAT
(environ 650 au total sur la période). Les clés de la réussite de
cette expérimentation reposent sur la recherche de la meilleure
articulation possible des mesures visant à favoriser l'emploi en
milieu ordinaire d'anciens travailleurs handicapés en ESAT, telles
que prévues par le code de l'action sociale et des familles, le code
du travail et la convention d'objectifs État-AGEFIPH du 20 février
2008, mais aussi sur le renforcement de la coordination entre les
principaux acteurs de terrain chargés de la mettre en œuvre.
Mise en ligne :
10 novembre 2009
Réponse à la question
écrite de Pierre MOREL-A-L'HUISSIER : Accessibilité du métro
parisien
Assemblée nationale
Question N° : 48048 de
M. Morel-A-L'Huissier Pierre (Union pour un Mouvement Populaire -
Lozère)
Ministère interrogé :
Transports
Ministère attributaire :
Transports
Question publiée au JO
le : 05/05/2009 page : 4175
Réponse publiée au JO
le : 20/10/2009 page : 10021
Rubrique : handicapés
Tête d'analyse : accès
des locaux, transports et services
Analyse : développement
Texte de la QUESTION :
M. Pierre Morel-A-L'Huissier attire l'attention de M. le secrétaire
d'État chargé des transports sur l'accès au métro des handicapés.
Il lui demande de bien vouloir lui dresser un échéancier des
mesures prises pour améliorer l'accès des personnes handicapées au
métro parisien.
Texte de la REPONSE :
Le métro parisien a été construit dans un environnement urbain
dense et à une époque où l'accessibilité était beaucoup moins
bien prise en compte qu'aujourd'hui par les concepteurs. Créer un
ascenseur pour desservir les stations de ce réseau se révèle donc
souvent particulièrement complexe du point de vue technique et
organisationnel. Toutefois, de nombreuses mesures sont mises en
oeuvre afin d'améliorer l'accessibilité du réseau aux personnes à
mobilité réduite. Les réalisations récentes, la ligne 14 et les
prolongements des lignes 1 et 4, ont fait l'objet d'aménagements
permettant une accessibilité complète de la voirie jusqu'aux quais
et sont dotées d'équipements adaptés. Le schéma directeur de
l'accessibilité des services de transport régionaux en
Île-de-France, élaboré sous la responsabilité du Syndicat des
transports d'Île-de-France (STIF), prévoit la mise en place d'un
réseau « noyau » constitué d'une partie des lignes existantes et
qui sera accessible aux personnes handicapées et à mobilité
réduite, dont les utilisateurs de fauteuils roulants. L'accès à ce
réseau s'effectuera à partir de points centraux constitués des
stations les plus fréquentées qui auront été rendues accessibles.
Elles permettront des correspondances avec le RER et le métro ou les
grandes gares routières. L'installation d'escaliers mécaniques pour
desservir les accès des stations qui en sont dépourvues fait
également partie des priorités. Pour les personnes en fauteuil
roulant, l'étude d'un dispositif automatique permettant le passage
du quai au train en toute autonomie est engagée. Ce système, qui se
déploierait du quai vers le train, est actuellement en cours
d'expérimentation dans une station de la ligne 5 du métro. Si les
résultats étaient satisfaisants, le même dispositif serait ensuite
expérimenté dans une gare du RER. Actuellement, l'accès aux trains
est rendu possible grâce au déploiement d'une « passerelle d'accès
quai-train » par les agents en gare, durant toute l'amplitude
horaire de fonctionnement du RER et sans réservation. Lorsque les
stations du métro ne sont pas accessibles, les personnes handicapées
peuvent aussi utiliser des lignes d'autobus accessibles. Celles-ci
constituent, en effet, au sens de la loi n° 2005-102 du 11 février
2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et
la citoyenneté des personnes handicapées, un moyen de substitution
au réseau de transport public souterrain. L'ensemble des 60 lignes
d'autobus circulant dans Paris intra-muros sera accessible à la fin
de l'année 2009.
Mise en ligne :
10 novembre 2009
Réponse à la question
écrite de Danièle BOUSQUET : Prise en charge des enfants souffrant
de maladies psychiatriques
Assemblée nationale
Question N° : 48281 de
Mme Bousquet Danielle (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
- Côtes-d'Armor)
Ministère interrogé :
Santé et sports
Ministère attributaire :
Santé et sports
Question publiée au JO
le : 05/05/2009 page : 4168
Réponse publiée au JO
le : 27/10/2009 page : 10272
Rubrique : santé
Tête d'analyse :
maladies psychiatriques
Analyse : enfants. prise
en charge. rapport. propositions
Texte de la QUESTION :
Mme Danielle Bousquet attire l'attention de Mme la ministre de la
santé et des sports sur le rapport présenté en décembre 2008 au
Comité des droits de l'enfant des Nations-unies par la Défenseure
des enfants. En effet, elle souligne que l'offre de soins en
psychiatrie infantile est marquée par « une grave insuffisance et
une forte hétérogénéité régionale ». Le dispositif semble
saturé, avec 800 postes de psychiatres vacants dans les hôpitaux
publics, des départements dépourvus de lits d'hospitalisation à
temps complet en pédopsychiatrie et des centres
médico-psychologiques « en crise grave ». Elle lui demande donc de
lui indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour
mettre en oeuvre les recommandations de la Défenseure des enfants
concernant la psychiatrie infanto juvénile.
Texte de la REPONSE :
Le développement continu de la demande en psychiatrie
infanto-juvénile, qui a induit, au début des années 2000, une
augmentation des délais pour obtenir un premier rendez-vous dans les
établissements publics, explique la définition d'une politique
volontariste en faveur des enfants et adolescents, qui est désormais
visible dans le développement de services et des nouvelles activités
comme dans l'augmentation du nombre de postes dédiés à ce secteur.
Le développement des activités a été promu par trois vecteurs :
les schémas régionaux d'organisation des soins (SROS) 2006-2011, le
plan psychiatrie et santé mentale 2005-2008 et la création des
maisons des adolescents. L'étude des volets psychiatrie et santé
mentale des SROS montre que le développement des unités d'accueil
des enfants et adolescents est une préoccupation dans l'ensemble des
régions. Ces schémas comprennent des annexes qui définissent de
manière quantifiée les évolutions du nombre de structures et du
volume d'activité attendu. L'analyse de ces objectifs quantifiés de
l'offre de soins (OQOS) confirme l'augmentation de l'offre de soins
et de l'activité pour la pédopsychiatrie. L'augmentation
prévisionnelle du nombre des implantations (c'est-à-dire des sites
de prise en charge) permettra, à horizon 2011, une croissance du
nombre de journées d'hospitalisation (comprise entre 30 % et 50 %,
selon les régions) et des prises en charge à temps partiel
(comprise entre 10 % et 25 %). Par ailleurs, l'analyse des projets
régionaux montre que le nombre de lits spécialisés par département
n'est pas l'indicateur le plus révélateur, dans la mesure où
l'organisation de l'offre est définie par territoires de santé.
Ainsi, des modes de prise en charge peuvent être organisés au sein
de chaque territoire sans que des lits dédiés existent dans le
département. C'est notamment le cas lorsque les lits du territoire
de santé qui desservent tout ou partie du département ne sont pas
installés au sein du département. Enfin plusieurs régions ont
privilégié la coordination des prises en charge de proximité de
pédopsychiatrie (consultations et prises en charge à temps partiel
en pédopsychiatrie), avec une unité d'hospitalisation à temps
complet à un niveau supradépartemental, ce qui, compte tenu des
données démographiques, apparaît suffisant. Ces régions ont alors
organisé une coopération étroite entre les services de pédiatrie
de proximité et les équipes mobiles de pédopsychiatrie pour
compléter le dispositif. Ces politiques régionales se sont appuyées
notamment sur les financements alloués dans le cadre du plan de
psychiatrie et de santé mentale 2005-2008, qui ont permis le
renforcement de l'offre de soins en psychiatrie infanto-juvénile,
dans un contexte budgétaire pourtant contraint. Ainsi, les activités
dédiées à la prise en charge infanto-juvénile ont bénéficié de
plus de 30 % des financements du plan, ce qui a permis une
augmentation de plus de 600 postes de professionnel soignant entre
2005 et 2007, dont 80 médecins et plus de 200 infirmiers. Enfin la
création de 65 maisons des adolescents complète le dispositif
classique de consultation, en permettant une approche plus globale de
la situation des adolescents. Au total, il apparaît que la réponse
aux demandes des enfants et adolescents se diversifie au travers de
coopérations entre les acteurs de la pédiatrie, de la psychiatrie
et plus largement les spécialistes de l'adolescence. Ceci implique
que les indicateurs de moyens traditionnels doivent être complétés
par des approches plus qualitatives du service effectivement rendu.
C'est le sens notamment des études récentes sur le fonctionnement
des centres médico-psychologiques, qui pointent les améliorations
possibles, en termes organisationnels, et du rapport remis en juin
2009 sur les maisons des adolescents.
Mise en ligne :
10 novembre 2009
Les Maisons du handicap
financièrement étranglées par l'Etat
L'Etat doit 34,3 millions
d'euros aux Maisons départementales des personnes handicapées
(MDPH). C'est la conclusion de l'enquête sur les financements de
l'Etat mené par l'association des directeurs de MDPH rendu le 16
octobre. A l'origine de cette dette qui menace la pérennité des
services aux personnes handicapées, des non-compensations de postes.
Résultat : l'Etat a été mis en demeure de paiement avant fin
novembre, selon Le Parisien du 9 novembre. "En cas de
non-versement, les structures de Paris et Seine-et-Marne déposeront
un recours contre lui auprès du tribunal administratif", écrit
le quotidien.
Créées le 1er janvier
2006 et placées sous l'égide des conseils généraux, ces Maisons
du handicap ont été constituées dans chaque département pour
servir de "guichet unique" auprès duquel les personnes
handicapées peuvent faire valoir leurs droits. L'accord initial
"engage l'Etat à prendre en charge les personnels des MDPH. Les
fonctionnaires ont par ailleurs une possibilité de retour dans leur
administration d'origine, l'Etat doit alors verser une compensation
permettant l'embauche d'un remplaçant", explique Christine
Dupré, directrice de la MDPH de Seine-et-Marne et membre de
l'association des directeurs de MDPH de France. "Dans les faits,
nous cumulons des postes vacants depuis le début de la mise en place
de ce système. Des postes que nous tentons d'assurer afin de mener à
bien nos missions. Nous faisons intervenir des vacataires alors que
les versements de compensation ne correspondent pas aux montants
prévus", note-t-elle.
Inégalités entre
départements
Cette alerte n'est pas la
première. Déjà, dans un rapport publié le 24 juin, les sénateurs
Paul Blanc (UMP) et Annie Jarraud-Vergnolle (PS) mettaient en cause
les dysfonctionnements du dispositif. Côté finances, les
parlementaires soulignaient la "grande disparité des situations
entre les départements", avec une part de l'Etat qui peut
varier de 12 % à 67 %, amenant les conseils généraux à compenser
le manque financier. Cela pose "la question de l'équité de
traitement sur tout le territoire", selon M. Blanc. On remarque
que la dette de l'Etat vis-à vis-de Paris se monte à plus de 1,2
million d'euros. La situation est encore plus difficile en
Seine-Saint-Denis, où le montant atteint 1,8 million d'euros selon
l'association des directeurs de MDPH. D'autres départements ne
semblent pas touchés : le montant dû par l'Etat au département des
Hauts-de-Seine est ainsi de 0 euro.
"A Paris, le
département devrait budgéter 100 000 euros de subventions pour
2010" indique Véronique Dubarry, adjointe au maire de Paris
chargée des personnes en situation de handicap et présidente de la
MDPH de la capitale. Cette somme ne couvre pas le montant dû par
l'Etat. Tous les départements français ne sont, en outre, pas en
mesure de provisionner un tel montant. "Certains conseils
généraux ont atteint leurs limites dans leur capacité à nous
aider", s'inquiète Christine Dupré.
Besoin d'un
investissement local et de moyens
Parallèlement à la
publication de son rapport, l'association des directeurs de MDPH a
proposé au ministère du travail et de la solidarité un plan en dix
recommandations pour résoudre la question du financement des Maisons
du handicap. "Nous n'avons aujourd'hui reçu aucune réponse",
s'inquiète Christine Dupré.
Le 4 novembre, le
ministre Xavier Darcos et Nadine Morano, sa secrétaire d'Etat
chargée de la famille et de la solidarité, ont présenté en
conseil des ministres un décret créant le comité interministériel
du handicap chargé "de tenir les engagements pris par le
président de la République lors de la conférence nationale du
handicap et de concrétiser les objectifs de la loi du 11 février
2005 d'assurer la pleine citoyenneté aux personnes en situation de
handicap". " Un objectif qui passe par un investissement
local et des moyens", rappelle, désabusée, Véronique Dubarry,
présidente de la MDPH de Paris.
6,5 millions pour
les MDPH
Selon le secrétariat
d'État chargé de la famille et de la solidarité, "le
gouvernement tient son engagement de garantir le bon fonctionnement
des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)".
Nadine Morano devrait annoncer, mardi 10 novembre, le versement de
6,5 millions d'euros aux MDPH au titre de leur budget 2009. Dans son
état des lieux de la situation financière, l'association des
directeurs de MDPH de France estime à 34,3 millions d'euros la dette
de l'État.
Selon le cabinet de
Nadine Morano, la différence serait due au mode de calcul des
compensations. L'association des directeurs de MDPH de France n'a pas
encore été reçue par la ministre. Elle le sera "prochainement"
selon un collaborateur de la secrétaire d'État.
Le
Monde
Mise en ligne :
10 novembre 2009
Réponse à la question
écrite de André VANTOMME : Nouveau plan national maladies rares
Sénat
Question écrite n°
09898 de M. André Vantomme (Oise - SOC) publiée dans le JO
Sénat du 06/08/2009 - page 1923
M. André Vantomme attire
l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur
l'élaboration du nouveau plan national maladies rares (PNMR).
Mis en place pour la
période 2005-2008, ce plan a constitué pour les malades et leurs
proches une étape importante. Les objectifs annoncés étaient
ambitieux et ont marqué un tournant dans la prise en compte des
problématiques rencontrées par les malades et leurs familles.
Une évaluation de ce
dernier a été remise au ministère de la santé et des sports le 7
mai 2009 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Le HCSP
note que l'examen du plan montre des résultats très positifs pour
quelques uns de ses axes les plus importants, particulièrement au
regard de l'accès aux soins et de la recherche.
Certaines mesures et
actions doivent néanmoins être améliorées. Ainsi, la Fédération
des maladies orphelines (FMO), seule structure reconnue d'utilité
publique en charge des maladies rares et orphelines, soulève que le
comité de suivi du plan ne s'est réuni que trois fois en cinq ans
et les groupes de travail n'ont concerné que cinq des dix axes du
plan.
La création des centres
de référence maladies rares, qui visent à coupler les activités
de prise en charge et de recherche, constitue la mesure phare du
plan. Toutefois, ces centres ne sont pas assez reconnus par les
malades et les médecins libéraux semblent peu informés du
dispositif.
En conséquence, il lui
demande les suites qu'elle entend réserver aux observations de la
FMO et de lui faire part des avancées qu'elle compte mettre en œuvre
dans le nouveau PNMR pour renforcer la prise en charge des maladies
orphelines.
Réponse du Ministère
de la santé et des sports publiée dans le JO Sénat du
29/10/2009 - page 2540
Les maladies rares
constituent une priorité de santé publique qui a fait l'objet du
plan national maladies rares 2005-2008 inscrit dans la loi relative à
la politique de santé publique du 9 août 2004. Ce plan comportait
dix axes, et l'évaluation du premier plan maladies rares publiée
par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) le 7 mai 2009 montre
des résultats très positifs pour l'accès aux soins et la
recherche, mais aussi pour l'information des malades et des médecins.
Le Comité national de labellisation a labellisé 131 centres de
référence et 501 centres de compétences pour les maladies rares,
afin de définir les bonnes pratiques de prise en charge, de
promouvoir la recherche et l'information sur les maladies. Leur liste
est disponible à la fois sur le site internet du ministère chargé
de la santé et sur celui d'Orphanet. L'information des patients et
des professionnels de santé a été développée, notamment grâce
au soutien apporté par la direction générale de la santé au
service de téléphonie « Maladies rares info-service » et à la
base de donnée Orphanet, qui est une structure de l'Inserm. 25
cartes de soins et d'urgence ont été réalisées à destination des
patients et des professionnels de santé, qui comportent des
recommandations pour des maladies susceptibles de poser des problèmes
dans le cadre de l'urgence et les coordonnées des centres de
référence. Le thème des maladies rares a été introduit
spécifiquement dans la formation initiale des étudiants en
médecine. Les maladies rares ont été inscrites en tant que
priorité dans le plan de formation des personnels des hôpitaux en
2006, 2007 et 2008. Conformément à l'annonce du Président de la
République le 10 octobre 2008, un deuxième plan prendra effet en
2010. Il devra poursuivre les actions entreprises dans le premier
plan et développer d'autres aspects moins pris en compte. Sa
construction s'appuiera sur le bilan du premier plan et sur l'avis
des différents partenaires, et notamment la fédération des
maladies orphelines. L'information autour du plan sera renforcée en
collaboration avec l'Institut national de prévention et d'éducation
pour la santé (INPES).
Mise en ligne :
14 novembre 2009
Réponse à la question
écrite de Jean UEBERSCHLAG : Prise en charge de l’hypophosphatasie
Assemblée nationale
Question N° : 57276 de
M. Ueberschlag Jean (Union pour un Mouvement Populaire - Haut-Rhin)
Ministère interrogé :
Santé et sports
Ministère attributaire :
Santé et sports
Question publiée au JO
le : 11/08/2009 page : 7790
Réponse publiée au JO
le : 27/10/2009 page : 10278
Rubrique : santé
Tête d'analyse :
maladies rares
Analyse : prise en
charge. hypophosphatasie
Texte de la QUESTION :
M. Jean Ueberschlag à Mme la ministre de la santé et des sports sur
l'hypophosphatasie, maladie génétique osseuse et dentaire rare. La
France est un exemple au niveau européen et international dans le
domaine des maladies rares. Le nouveau plan national, « maladies
rares » en cours d'élaboration, devrait prendre effet dès 2010. La
prise en compte de l'hypophosphatasie permettrait de développer
toutes les initiatives au service des malades, de leurs proches et
des professionnels. Il lui demande si le Gouvernement envisage
d'intégrer cette pathologie.
Texte de la REPONSE :
L'hypophosphatasie est une maladie héréditaire rare caractérisée
par un déficit de la minéralisation osseuse et dentaire. La maladie
présente une variabilité clinique très importante allant de la
forme mortelle à la naissance à la chute prématurée des dents
sans atteinte osseuse. Plus de 200 mutations génétiques ont été
décrites. Le nombre de patients atteints n'est pas connu compte tenu
de cette variabilité ; il y aurait une forme grave mortelle pour 100
000 naissances. Dans ce cadre du premier plan national maladies rares
2005-2008, deux centres de référence pour les maladies dentaires
rares et six centres de compétences ont été labellisés, après
appel d'offre national et évaluation par le Comité national de
labellisation des dossiers. Ils ont pour mission de définir les
bonnes pratiques de prise en charge, de promouvoir la recherche et
l'information sur les maladies. Il existe au CHU de Strasbourg un
registre de patients atteints des maladies rares odontologiques : «
D[4]/Phenodent ». Plusieurs projets de recherche nationaux sont
également en cours portant sur les aspects génétiques, qui sont
répertoriés sur la base de données Orphanet. Conformément à
l'annonce du Président de la République le 10 octobre 2008, un
deuxième plan prendra effet en 2010. II devra poursuivre les actions
entreprises dans le premier plan et développer d'autres aspects
moins pris en compte. Sa construction s'appuiera sur le bilan du
premier plan et l'avis des différents partenaires.
Mise en ligne :
14 novembre 2009
Réponse à la question
écrite de Michel MENARD : Recherche sur la sclérose en plaques
Assemblée nationale
Question N° : 46778 de
M. Ménard Michel (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche -
Loire-Atlantique)
Ministère interrogé :
Santé et sports
Ministère attributaire :
Santé et sports
Question publiée au JO
le : 14/04/2009 page : 3463
Réponse publiée au JO
le : 27/10/2009 page : 10271
Rubrique : santé
Tête d'analyse :
sclérose en plaques
Analyse : prise en charge
Texte de la QUESTION :
M. Michel Ménard interroge Mme la ministre de la santé et des
sports sur le plan stratégique qualité de vie des maladies
chroniques dont la mise en œuvre est prévue jusqu'en 2011 et plus
précisément sur la recherche sur la sclérose en plaques. Cette
maladie, qui touche 80 000 personnes en France et est ainsi la
première cause de handicap neurologique acquis chez le jeune adulte,
a été reconnue comme une des priorités de santé publique par la
loi du 9 août 2004. C'est d'ailleurs cette même loi qui a prévu la
mise en œuvre du plan qualité de vie des maladies chroniques, et
qui fait des maladies neuro-dégénératives, dont la sclérose en
plaques, l'une de ses priorités. L'un des principaux axes de ce plan
vise à promouvoir la recherche tant fondamentale que clinique sur
ces maladies afin de développer de nouveaux traitements. Il
souhaiterait connaître le bilan dressé à ce jour de la mise en
œuvre de ce plan en matière de recherche ainsi que les engagements
de l'État dans le domaine précis de la recherche sur la sclérose
en plaques. Par ailleurs, l'évolution de cette maladie, le handicap
qui en résulte et le vieillissement des personnes qui en sont
atteintes nécessiteraient la mise en œuvre d'un dispositif de prise
en charge national à l'image des plans nationaux relatifs au cancer
ou encore à la maladie d'Alzheimer. Aussi, il souhaiterait savoir si
le Gouvernement entend prendre des mesures en ce sens.
Texte de la REPONSE :
La sclérose en plaques (SEP) fait partie des pathologies concernées
par le plan pour l'amélioration de la qualité des personnes
atteintes de maladies chroniques, lancé en 2007 et prévu jusqu'en
2011. Quinze mesures doivent contribuer à améliorer l'information
du patient sur sa pathologie, en diversifiant les supports
d'information, développer l'éducation thérapeutique du patient et
les programmes d'accompagnement personnalisé, renforcer
l'accompagnement social et l'insertion professionnelle des personnes
malades, et soutenir la recherche tant sur le plan épidémiologique
que sur la notion de « qualité de vie ». Le plan a permis
notamment de faire avancer : la reconnaissance de l'éducation
thérapeutique du patient, en tant que pratique complémentaire des
soins, par son inscription dans l'article 22 de la loi n° 2009-879
du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux
patients, à la santé et aux territoires ; l'amélioration de la vie
quotidienne des malades tant à domicile que dans leur milieu
professionnel grâce, d'une part, à une augmentation des capacités
de maintien à domicile, notamment via la création de nouvelles
places en appartements de coordination thérapeutique (ACT), qui a
augmenté de 150 places par an de 2004 à 2008, et, d'autre part, à
une augmentation substantielle du nombre de journées tant pour
l'hospitalisation à domicile (HAD) que pour les services de soins
infirmiers à domicile (SSIAD). En effet, en cinq ans, le nombre
total de structures HAD en France a pratiquement doublé (204 en 2007
contre 108 en 2002). Par ailleurs, la révision du guide barème,
modifié par le décret n° 2007-1574 du 6 novembre 2007, et
l'accompagnement de la mise en œuvre de cette mesure par la mise en
place d'un dispositif de formateur relais au guide barème, à la
disposition des maisons départementales, des personnes handicapées
(MDPH) à partir de janvier 2008, faciliteront l'accueil des
personnes malades. La SEP est la première maladie chronique qui va
bénéficier de la mise en œuvre de l'article 56 de la loi de
financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2007 (art. L.
162-17-2-1 du code de la sécurité sociale), qui permet la prise en
charge des produits hors AMM et non remboursables, pour les maladies
rares et affections de longue durée (ALD). Concernant le soutien à
la recherche, l'équipe de l'université de la Méditerranée,
Assistance publique - hôpitaux de Marseille (APHM) a été
sélectionnée par l'Institut de recherche en santé publique (IRESP)
pour approfondir les concepts de qualité de vie, notamment dans la
SEP : approche conceptuelle de la qualité de vie, métrologie
(outils de mesure de la qualité de vie), étiologie (déterminants
de la qualité de vie et variables explicatives), utilisation des
recherches en pratique clinique. L'équipe sera soutenue
financièrement par la direction générale de la santé (DGS)
pendant quatre ans. Par ailleurs, le programme d'amélioration de la
prise en charge de la douleur 2006-2010 comprend également un axe
sur le traitement de la douleur chronique rebelle, dont souffrent
particulièrement les patients atteints de SEP. La Haute Autorité de
santé (HAS) a publié respectivement fin 2006 et fin 2007 un guide
médecin et un guide patient. Compte tenu de l'ensemble des ces
mesures, il n'a pas été envisagé d'individualiser un dispositif de
santé publique spécifique pour la SEP.
Mise en ligne :
14 novembre 2009
Réponse à la question
écrite de Marylise LEBRANCHU : AGEFIPH et financement de la
formation des travailleurs handicapés
Assemblée nationale
Question N° : 31458 de
Mme Lebranchu Marylise (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
- Finistère)
Ministère interrogé :
Travail, relations sociales, famille et solidarité
Ministère attributaire :
Travail, relations sociales, famille, solidarité et ville
Question publiée au JO
le : 30/09/2008 page : 8333
Réponse publiée au JO
le : 27/10/2009 page : 10290
Date de changement
d'attribution : 23/06/2009
Rubrique : handicapés
Tête d'analyse :
insertion professionnelle et sociale
Analyse : perspectives
Texte de la QUESTION :
Mme Marylise Lebranchu attire l'attention de M. le ministre du
travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
sur l'annonce, faite vendredi 19 septembre 2008, d'un prélèvement
de 50 millions d'euros sur le budget de l'AGEPIPH, alors même que le
Président de la République, lors de la conférence nationale du
handicap le 10 juin dernier, avait annoncé sa volonté de favoriser
la qualification et l'insertion professionnelle des personnes
handicapées, qui sont effectivement des facteurs essentiels pour
l'accès à l'emploi des personnes en situation de handicap. On sait
aujourd'hui que 206 000 personnes handicapées recherchent un emploi
et 80 % d'entre elles ont un niveau de qualification égal ou
inférieur au niveau V (CAP et BEP). 49 % des demandeurs d'emplois en
situation de handicap sont au chômage de longue durée (supérieur à
un an). Cette décision priverait 28 000 personnes d'une formation
qualifiante et semble donc en totale contradiction avec le pacte pour
l'emploi en faveur des personnes handicapées annoncé par le
Président de la République. En conséquence, elle lui demande de
bien vouloir revenir sur cette décision qui va pénaliser gravement
les personnes handicapées en recherche d'emploi.
Texte de la REPONSE :
L'effort de formation en direction des travailleurs handicapés est
indispensable et constitue un axe prioritaire de l'action de l'État
et de l'association chargée de gérer le fonds pour l'insertion
professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH). Le taux de
chômage élevé des travailleurs handicapés illustre leurs réelles
difficultés d'insertion professionnelle. Leur faible niveau de
qualification constitue, dans la plupart des cas, un facteur
d'explication de leur situation par rapport à l'emploi. Faciliter
l'accès à la formation professionnelle et à la qualification des
personnes handicapées constitue donc un levier d'action pour lutter
efficacement contre le chômage de ce public. C'est pourquoi l'Etat
et l'AGEFIPH ont inscrit la formation professionnelle comme axe
prioritaire dans la convention d'objectifs 2008-2010. La contribution
s'inscrit dans l'objectif du fonds pour l'insertion professionnelle
des handicapés de favoriser l'insertion des personnes handicapés en
milieu ordinaire du travail, notamment par des actions de formation
professionnelle. En effet, le fonds pour l'insertion professionnelle
des handicapés a pour objet d'accroître les moyens consacrés à
l'insertion des personnes handicapées en milieu ordinaire de travail
en finançant des actions de formation et d'insertion ainsi que des
adaptations de postes pour les travailleurs handicapés. Cette
contribution exceptionnelle est par ailleurs permise en raison de
l'augmentation importante du budget de l'AGEFIPH suite à la réforme
de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés de la loi du 11
février 2005. La collecte constituée des contributions des
entreprises assujetties à l'obligation d'emploi des travailleurs
handicapés a ainsi augmenté de 40 % entre 2006 et 2007
s'établissant à plus de 600 MEUR. Elle devrait se maintenir aux
alentours de 570 MEUR jusqu'à la fin de l'année 2010. Une partie de
cette « sur-collecte » peut utilement être affectée au
financement des coûts de rémunération de la formation des
stagiaires travailleurs handicapés. Dans ce contexte, la
contribution exceptionnelle de 50 MEUR prévue en loi de finances
initiale (LFI) 2009 est soutenable pour le budget de l'AGEFIPH et
n'impactera pas la mise en œuvre des engagements de la convention
d'objectifs État/AGEFIPH. L'AGEFIPH est d'ailleurs en capacité de
dégager de ses réserves 130 MEUR supplémentaires sur 2009 et 2010
pour financer un nouveau plan de soutien à l'emploi des personnes
handicapées. Ce plan, qui recueille l'approbation du Gouvernement,
vise dans le contexte économique difficile actuel à faciliter
l'accès à l'emploi des personnes handicapées les plus éloignées
de l'emploi (bénéficiaires de minima sociaux, seniors, personnes
handicapées peu qualifiées), à accompagner la pérennisation de
l'emploi des personnes en contrats précaires (prime à l'embauche
pérenne) et à poursuivre le développement de l'effort de formation
des personnes handicapées. Ce plan complète l'action de l'AGEFIPH
financée sur son budget courant et sur son budget complémentaire
mobilisé dans le cadre de la convention d'objectifs entre l'État et
l'AGEFIPH.
Mise en ligne :
14 novembre 2009
Un dispositif de
tiers-payant pour les cotisations sociales APA et PCH
Une avancée pour la
modernisation des services à la personne : un dispositif de
tiers-payant pour les cotisations sociales APA et PCH
La Caisse nationale de
solidarité pour l’autonomie (CNSA), l’Agence nationale des
services à la personne (ANSP) et l’Agence centrale des organismes
de sécurité sociale (ACOSS) s’associent pour accompagner les
conseils généraux dans la mise en place d’un dispositif de
tiers-payant des cotisations sociales pour le paiement de
l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la Prestation
de compensation du handicap (PCH).
La mise en place du
chèque emploi service universel (préfinancé) pour le paiement de
l’APA et de la PCH, dans le cadre de l’emploi direct, ne permet
pas de régler la question de la prise en charge des cotisations
sociales par les conseils généraux. En effet, alors que ce moyen de
paiement permet de payer tout ou partie du salaire de l’intervenant
à domicile (selon le montant de la participation du bénéficiaire
de la prestation), la part des cotisations sociales ne peut être
versée sous forme de CESU ni au bénéficiaire, ni au Centre
national du chèque emploi service universel (CNCESU). C’est
pourquoi certains conseils généraux souhaitent mettre en place un
dispositif de tiers-payant. Ainsi, la part des cotisations sociales
relatives aux deux prestations sera versée directement par les
conseils généraux au CNESU.
Afin d’accompagner au
mieux les conseils généraux dans cette démarche, de normaliser les
échanges et de garantir une compatibilité des systèmes
d’information, la CNSA et l’ANSP financeront les services d’un
prestataire qui réalisera le cahier des charges des fonctionnalités
à développer dans les systèmes d’information des départements
et accompagneront les premiers départements dans cette articulation
avec l’ACOSS et le Cncesu. L’ACOSS apporte quant à elle un appui
technique à la rédaction des spécifications fonctionnelles et
adaptera son système d’information en conséquence.
Pour la CNSA, cette
action s’inscrit dans le cadre de sa politique de modernisation des
services en faveur des personnes âgées et des personnes
handicapées. Elle doit permettre aux bénéficiaires de demeurer au
cœur du dispositif et de préserver leurs droits, notamment celui du
libre choix entre domicile et établissement.
Pour l’ANSP, cette
action s’inscrit dans le cadre de la mesure 9 du plan 2 visant à
encourager le développement du Cesu préfinancé en simplifiant et
assouplissant les règles. Elle permet notamment aux départements de
réaliser des économies en payant directement au CNCESU les
cotisations sociales correspondant aux salaires effectivement versés
par le bénéficiaire et donc aux prestations réellement effectuées.
Pour l’ACOSS, cette
action s’inscrit dans le cadre du recouvrement optimal des
cotisations de Sécurité sociale et du renforcement des services
offerts aux usagers.
CNSA
Mise en ligne :
14 novembre 2009
Malgré la loi, toujours peu de
personnes handicapées dans les entreprises
Près de cinq ans après la loi sur le
handicap, les entreprises sont toujours loin d'atteindre le quota de
6 % de travailleurs handicapés et un certain nombre d'entre elles,
surtout les plus petites, risquent de se voir très lourdement
sanctionnées à partir de 2010. "Une très grande partie des
entreprises ne sont pas du tout à jour" quant à ce quota
légal, qui existe depuis 1987, explique Sylvain Niel, avocat
spécialisé en droit social et président du Cercle des Directeurs
de ressources humaines, alors que démarre lundi la 13e semaine pour
l'emploi des handicapés.
Depuis la loi handicap de 2005, les
sanctions contre les employeurs - soumises au quota à partir de 20
salariés - sont lourdes, situées entre 400 et 600 fois le Smic
horaire par salarié manquant. Pour éviter de payer ces sommes, les
entreprises - même si elles n'atteignent pas 6% - peuvent signer des
accords spécifiques avec les syndicats illustrant leur bonne volonté
en matière de recrutements, de formation, d'accessibilité.
Des sanctions dès 2010
Mais, à partir de début 2010, les
entreprises qui n'ont engagé aucune action, même minime, en faveur
des personnes handicapées verront leurs sanctions multipliées par
trois. Selon Pierre Blanc, directeur général de l'Agefiph, le fonds
qui gère les sommes provenant des pénalités, environ 6.000
entreprises, sur les 126.000 concernées par "l'obligation
d'emploi de travailleurs handicapés", devraient tomber sous le
coup de ces sanctions. Les plus grandes entreprises devraient les
éviter car elles "ont aujourd'hui pour la plupart négocié un
accord", juge Me Niel, un constat partagé par le secrétaire
général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, qui estime que dans
les grands groupes, "la mécanique est partie".
Le géant du nucléaire Areva a ainsi
signé en 2007 un accord sur l'emploi des personnes handicapées et
s'apprête à en signer un deuxième, explique Laurence
Mialaret-Tabaries, responsable de la mission handicap. Pour autant,
en termes de taux d'emploi, les progrès sont lents : Areva employait
3,3 % de travailleurs handicapés fin 2008 contre 2,79 % avant
l'accord. Chez ETDE, filiale de Bouygues Construction, on a signé un
premier accord en 2006 puis un deuxième début 2009. Le taux
d'emploi y est passé de 3 à 4 % et le groupe espère atteindre 5 %
en 2011.
Les PME risquent gros
Mais les petites entreprises sont en
mauvaise posture à l'approche de la hausse des sanctions début
2010, affirme Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la
Confédération générale des PME (CGPME). Elles "vont être
très lourdement pénalisées" et "certaines vont mettre la
clé sous la porte", s'inquiète-t-il. "1.500 fois le Smic,
ce n'est pas tenable", confirme Pierre Blanc (Agefiph), espérant
que l'effet dissuasif poussera les entreprises à agir. L'emploi des
personnes handicapées est, de plus, passé au second plan, en raison
des urgences dues à la crise et des obligations liées à l'emploi
des séniors, qui entrent aussi en vigueur début 2010. Au ministère
du Travail, on reconnaît qu'il serait bon d'améliorer
"l'accompagnement des PME" sur le sujet.
Grandes ou petites, les entreprises
expriment leurs difficultés à recruter des personnes porteuses d'un
handicap et dotées de la qualification dont elles ont besoin. Elles
"avaient un délai de cinq ans" après 2005 pour se mettre
en conformité et "beaucoup n'ont rien fait", rétorque
Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de
France (APF). En 2007, selon le ministère du Travail (Dares) les
entreprises privées employaient directement moins de 2,5 % de
personnes handicapées tandis que le taux s'élevait à près de 4,4
% dans la fonction publique au 1er janvier 2008.
Le
Point
Mise en ligne :
15 novembre 2009
Réponse à la question
écrite de Annick GIRARDIN : Les appartements thérapeutiques
Assemblée Nationale
Question N° : 59472 de
Mme Girardin Annick (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche -
Saint-Pierre-et-Miquelon)
Ministère interrogé :
Santé et sports
Ministère attributaire :
Santé et sports
Question publiée au JO
le : 29/09/2009 page : 9183
Réponse publiée au JO
le : 03/11/2009 page : 10480
Rubrique : institutions
sociales et médico-sociales
Tête d'analyse : centres
médico-sociaux
Analyse : appartements
thérapeutiques. capacités d'accueil
Texte de la QUESTION :
Mme Annick Girardin alerte Mme la ministre de la santé et des sports
sur le non respect des engagements pris par l'État concernant la
création de nouvelles places en appartement de coordination
thérapeutique (ACT), alors que le nombre de personnes touchées par
une maladie invalidante en situation précaire ne cesse d'augmenter :
plus de 7 000 demandes d'admission en ACT en 2008, pour seulement 900
places existantes. Dans la continuité de sa proposition de loi «
visant à renforcer la prévention contre le VIH et les hépatites et
à permettre un meilleur accompagnement des malades », elle lui
demande donc des précisions quant à l'échéancier de
l'augmentation du nombre de places en ACT sur laquelle s'est engagée
le Gouvernement.
Texte de la REPONSE :
Initialement destinés aux patients atteints par le VIH-sida, les
appartements de coordination thérapeutique (ACT), créés en 1994
par circulaire ministérielle, ont été intégrés au dispositif
médico-social par les lois n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant
l'action sociale et médico-sociale et n° 2002-73 du 17 janvier 2002
de modernisation sociale. Aujourd'hui financés par l'assurance
maladie, ces appartements « hébergent à titre temporaire des
personnes en situation de fragilité psychologique et sociale et
nécessitant des soins et un suivi médical, de manière à assurer
le suivi et la coordination des soins, à garantir l'observance des
traitements et à permettre un accompagnement psychologique et une
aide à l'insertion ». Selon le bilan national 2007 des ACT dressé
par la Fédération nationale des hébergements VIH et autres
pathologies, 7 082 dossiers de demandes d'admission ont été reçus,
pour 900 places cette année-là. L'insuffisance quantitative d'ACT
au regard des besoins s'explique par différents facteurs. Bien que
le nombre de places en ACT augmente chaque année (d'environ 600
places à la fin de l'année 2004 à 1 000 places recensées en mai
2008 par les directions régionales des affaires sanitaires et
sociales - DRASS), un nombre croissant de patients est pris en charge
au titre de l'infection par le VIH. De plus, la durée de séjour en
ACT s'allonge du fait des difficultés à trouver un logement en
aval. Enfin, depuis que les ACT ont vocation à accueillir l'ensemble
des personnes atteintes de maladies chroniques pour qui un besoin est
avéré, le besoin de places supplémentaires se fait grandissant.
Face à ce constat, le plan d'amélioration de la qualité de vie des
personnes atteintes de maladies chroniques (2007-2011) prévoit la
création de 1 800 places d'ici à 2011, soit un doublement du nombre
de places d'ACT en cinq ans. Cet engagement sera respecté à son
terme. Si le bilan des DRASS au 30 mai 2008 fait état de 997 places,
toutes les places au titre de l'année 2007 n'avaient pas encore été
ouvertes à cette date. Le nombre de places devrait atteindre environ
1 040 au terme des créations au titre de 2007 (au coût de référence
de la place). Avec la création de 190 places supplémentaires en
2009 (au titre des mesures nouvelles 2008), le nombre de places
s'élèvera à 1 230. Il est prévu de créer 190 places
supplémentaires par an jusqu'à l'échéance du plan qualité de vie
des patients atteints de maladies chroniques. Ainsi, les mesures
nouvelles 2009 porteront le nombre de places à 1 420, celles de 2010
à 1 610, celles de 2011 à 1 800.
Mise en ligne :
20 novembre 2009
Réponse à la question
orale de Anne-Marie ESCOFFIER : L'accompagnement des enfants en
situation de handicap
Sénat
Question orale sans
débat n° 0633S de Mme Anne-Marie Escoffier (Aveyron - RDSE)
publiée dans le JO Sénat du 24/09/2009 - page 2229
Mme Anne-Marie Escoffier
attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la
place des associations dans le dispositif d'aide individuelle à la
scolarité des enfants handicapés. Le décret du 23 août 2009, qui
fixe les conditions d'emploi d'accompagnants d'élèves handicapés
engendre une situation sociale, humaine et financière précaire.
C'est pourquoi, elle lui demande de bien vouloir définir et préciser
les avancées et les mesures envisagées pour satisfaire aux
dispositions de la loi n° 2005-102 du 2 février 2005 en son article
79 afin que le transitoire devienne définitif.
Réponse du Ministère
de la santé et des sports publiée dans le JO Sénat du
28/10/2009 - page 8952
M. le président.
La parole est à M. Jacques Mézard, en remplacement de Mme
Anne-Marie Escoffier, auteur de la question n° 633, adressée à M.
le ministre de l'éducation nationale, porte-parole du Gouvernement
M. Jacques Mézard.
Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, ma
collègue Anne-Marie Escoffier m'a prié de la suppléer aujourd'hui
sur la question des accompagnants des élèves handicapés.
Depuis la loi de 2005 et
l'instauration d'une collaboration constructive entre les services du
ministère de l'éducation nationale, les associations et fédérations
de parents d'enfants handicapés et d'assistants de vie scolaire, le
nombre d'enfants qui sont scolarisés bien qu'affectés par une
maladie invalidante ou un handicap progresse.
Cette évolution positive
se justifie indéniablement par la mise en œuvre du système d'aide
et d'accompagnement, c'est-à-dire par la participation
indispensable, au sein des classes, des assistants ou éducateurs de
vie scolaire.
Pourtant, malgré les
résultats et les bénéfices incontestables de ce dispositif pour
les enfants, une décision gouvernementale récente – un décret du
20 août 2009 – vient annihiler l'engagement pris par la loi du 2
février 2005, selon lequel, « dans un délai d'un an à compter de
la publication de la présente loi, le Gouvernement présentera un
plan des métiers, qui aura pour ambition de favoriser la
complémentarité des interventions médicales, sociales, scolaires
au bénéfice de l'enfant, de l'adolescent et de l'adulte présentant
un handicap ou un trouble de santé invalidant ».
Ce récent décret
institue un système de nature à créer une insécurité juridique,
sociale et financière, car les associations ont la responsabilité
d'assurer la charge financière des assistants de vie scolaire et des
assistants d'éducation, dont le recrutement relève désormais de la
seule compétence de l'éducation nationale.
Dans ces conditions,
comment l'équilibre contractuel de la relation particulière entre
l'employeur associatif et le salarié mis à disposition d'une
administration sera-t-il garanti ? Comment le plan des métiers
inscrit dans la loi de 2005, et dont l'existence a été réaffirmée
par votre collègue, Mme Létard, devant l'Assemblée nationale, le
20 juin dernier, sera-t-il concrétisé ? Enfin, selon quelles
modalités interviendra le versement des subventions aux associations
conventionnées, contraintes de consentir des avances de trésorerie
?
M. le président.
La parole est à Mme la ministre.
Mme Roselyne
Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports. Monsieur
le sénateur, Luc Chatel, qui devait répondre à votre collègue
Anne-Marie Escoffier, vous prie d'excuser son absence, mais il est
malheureusement retenu ce matin à l'Assemblée nationale pour une
audition en commission élargie dans le cadre de l'examen du budget
de l'éducation nationale. Aussi m'a-t-il chargée de vous apporter
la réponse suivante.
La scolarisation des
élèves handicapés constitue une priorité pour le Gouvernement ;
c'était d'ailleurs un engagement fort du Président de la République
pendant sa campagne électorale.
Ainsi, à la rentrée
2009, 185 000 élèves handicapés ont été accueillis à l'école,
soit 10 000 élèves de plus qu'à la rentrée dernière, et 40 % de
plus qu'en 2005, année où a été adoptée la loi sur le handicap.
En la matière, des progrès considérables ont donc été
enregistrés.
Pour accompagner au
quotidien les enfants handicapés, le ministère de l'éducation
nationale a recours à des auxiliaires de vie scolaire, les AVS. Avec
la création de 5 000 postes supplémentaires, ce sont, au total, 22
000 postes d'auxiliaires de vie scolaire qui sont dédiés à
l'intégration des enfants handicapés
Dès sa prise de
fonctions, Luc Chatel a déposé un amendement gouvernemental sur le
projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels
dans la fonction publique visant à permettre aux AVS en fin de
contrat d'être recrutés par une association ayant conclu une
convention avec l'éducation nationale.
Il a signé le 1er
septembre dernier une convention-cadre avec trois associations
représentatives: la FNASEPH, la Fédération nationale des
associations au service des élèves présentant une situation de
handicap, l'UNAPEI, l'Union nationale des associations de parents
d'enfants inadaptés, et les PEP, les associations de pupilles de
l'enseignement public. C'est ainsi que pourront être recrutés par
des associations locales entre 1 000 et 1 500 AVS.
L'éducation nationale
versera aux associations qui recrutent des AVS une subvention,
calculée sur la base de la rémunération brute antérieurement
perçue par la personne recrutée, majorée de 10 %.
Engager une collaboration
avec les associations est une préoccupation constante du ministère
de l'éducation nationale.
Une convention a été
signée le 17 septembre 2007 avec les représentants des grandes
associations nationales de parents d'enfants handicapés pour mieux
assurer la formation et la professionnalisation des AVS.
Dans la même
perspective, il a été décidé, en application de la circulaire du
24 juillet 2008 relative à la formation des auxiliaires de vie
scolaire, d'améliorer le suivi personnalisé des personnels
d'accompagnement afin de leur permettre d'accéder à une
qualification reconnue - validation des acquis de l'expérience,
attestation de compétences, accès à une formation qualifiante en
fin de contrat.
Une convention-cadre
entre le ministère de l'éducation nationale et le Centre national
de la fonction publique territoriale, le CNFPT, promeut des
formations à l'accompagnement des enfants handicapés en milieu
scolaire et périscolaire, ouvrant des perspectives d'évolution de
carrière aux personnels chargés des missions d'AVS.
Mais, comme l'a indiqué
Mme Escoffier, il faut aller encore plus loin.
Comme vous l'avez rappelé
à juste titre, l'article 79 de la loi du 2 février 2005 prévoit
que le Gouvernement « présentera un plan des métiers, qui aura
pour ambition de favoriser la complémentarité des interventions
médicales, sociales, scolaires au bénéfice de l'enfant, de
l'adolescent et de l'adulte présentant un handicap ou un trouble de
santé invalidant. »
C'est pour cela que le
ministère de l'éducation nationale s'est engagé à avancer, avec
le ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de
la solidarité et de la ville, vers la professionnalisation des
métiers de l'accompagnement.
Il s'agit de définir les
contours d'un nouveau métier d'accompagnant de vie scolaire et
sociale, pour mieux accompagner non seulement les enfants handicapés
dans le temps scolaire et hors du temps scolaire, mais aussi les
personnes âgées et/ou dépendantes.
Un groupe de travail
commun au ministère de l'éducation nationale et au secrétariat
d'État à la famille et à la solidarité a été mis en place en
septembre. L'objectif est de créer, d'ici au mois de septembre 2010,
un nouveau métier d'accompagnant qui permettra d'offrir des
perspectives de carrière et de mobilité à celles et à ceux qui
ont choisi de s'engager non seulement dans l'accompagnement des
élèves handicapés, mais aussi dans l'assistance aux personnes
âgées ou dépendantes.
Mme Anne-Marie Escoffier
et vous-même, monsieur Jacques Mézard, pouvez être certains que le
ministre de l'éducation nationale veille personnellement à la bonne
marche des travaux de ce groupe.
M. le président.
La parole est à M. Jacques Mézard.
M. Jacques Mézard.
Madame la ministre, au nom de ma collègue Mme Anne-Marie Escoffier,
je vous remercie de cette réponse qu'elle communiquera à toutes
celles et à tous ceux qui, aujourd'hui, s'inquiètent de la
situation et ont objectivement peur d'une régression. Celle-ci
serait en effet difficilement acceptable pour des enfants dont la
réussite au sein d'un parcours individualisé de scolarisation est
clairement dépendante de la présence à leur côté des AVS.
Aussi espérons-nous
beaucoup de la mise en place, en septembre 2010, d'un nouveau métier
d'accompagnant.
Mise en ligne :
20 novembre 2009
Réponse à la question
écrite de Philippe VUILQUE : Financement du tutorat des travailleurs
handicapés
Assemblée Nationale
Question N° : 23276 de
M. Vuilque Philippe (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche -
Ardennes)
Ministère interrogé :
Travail, relations sociales, famille et solidarité
Ministère attributaire :
Travail, relations sociales, famille, solidarité et ville
Question publiée au JO
le : 20/05/2008 page : 4171
Réponse publiée au JO
le : 03/11/2009 page : 10484
Date de changement
d'attribution : 23/06/2009
Rubrique : handicapés
Tête d'analyse :
insertion professionnelle et sociale
Analyse : perspectives
Texte de la QUESTION :
M. Philippe Vuilque attire l'attention de M. le ministre du travail,
des relations sociales, de la famille et de la solidarité sur
l'accompagnement des travailleurs handicapés. La loi en faveur de
l'emploi des handicapés impose un quota de 6 % de personnel
handicapé dans les entreprises à partir de 20 salariés. L'accueil
d'une personne handicapée peut être difficile à gérer pour une
entreprise et il n'existe pas de dispositif permettant de faciliter
l'intégration de ce type de personnel. Afin de favoriser l'accueil
des handicapés au sein des entreprises, il lui demande si le
Gouvernement envisage la création d'un système d'accompagnement par
un autre membre de l'entreprise, à l'instar des maîtres
d'apprentissage dans la formation.
Texte de la REPONSE :
Le tutorat est l'une des meilleures modalités pour intégrer
efficacement et durablement un travailleur handicapé dans une
entreprise ou pour le maintenir dans l'emploi. Le tuteur doit être
un guide pour la personne handicapée et, le cas échéant, pour
l'employeur. Il doit organiser une relation formative et un soutien
individualisé du travailleur ou du stagiaire handicapé afin que ce
dernier puisse pleinement exercer ses fonctions. L'association
chargée de gérer le fonds pour l'insertion professionnelle des
personnes handicapées (AGEFIPH) propose ce type de prestation. Elle
finance ainsi une aide au tutorat, interne ou externe, à toute
entreprise désireuse de recruter un salarié handicapé, de le
maintenir dans l'emploi ou d'améliorer le bénéfice d'une formation
suivie par un stagiaire handicapé. Dans le cas d'un tuteur interne,
l'AGEFIPH participe au coût de sa formation et de sa rémunération
afin de ne pas générer de surcoût d'encadrement pour l'employeur.
Si l'entreprise recourt à un tuteur externe, l'AGEFIPH participe au
financement de la prestation dans la limite de 23 de l'heure. Le
nombre d'heures de tutorat financé par l'AGEFIPH tiendra compte de
la situation du travailleur handicapé : nature de son handicap,
nature du contrat de travail, s'il s'agit d'un salarié, nature et
durée de la formation, s'il s'agit d'un stagiaire, situation de la
personne avant son recrutement ou sa formation. Enfin, dans le cadre
de la procédure de la reconnaissance de la lourdeur du handicap
(RLH), l'État prend en compte le coût du tutorat pour le calcul du
surcoût économique supporté par l'employeur pour l'emploi d'un
travailleur lourdement handicapé. Ce coût est ainsi couvert soit
par l'aide à l'emploi versée par l'AGEFIPH, soit par l'attribution
d'une minoration de la contribution due à l'AGEFIPH.
Mise en ligne :
20 novembre 2009
La CNSA au pied du mur
Après plusieurs années d'abondance,
le budget 2010 de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie
annonce un redoutable effet de ciseaux. Résultat : une dégradation
du taux de couverture des versements effectués par les départements.
L'an prochain, les conseils généraux devraient assurer sur leurs
ressources 71% du coût de l'APA et 55% du coût de la PCH.
Réuni le 17 novembre, le conseil
d'administration de la Caisse nationale de solidarité pour
l'autonomie (CNSA) a adopté son budget pour 2010. Le vote a été
acquis, non sans débats, par 49 voix contre 27 et une abstention. Ce
budget, présenté par le nouveau président de la CNSA (voir notre
article ci-contre du 9 octobre 2009), marque un tournant important.
Dès le printemps dernier, Localtis annonçait en effet la fin de
l'abondance pour la CNSA (voir notre article ci-contre du 30 mars
2009). Le budget prévisionnel 2009 - adopté en octobre 2008 -
prévoyait encore une hausse de 7,56%, à 18,33 milliards d'euros.
Mais, face au moindre rendement de la CSG et de la contribution
solidarité autonomie (CSA) - victimes de la crise économique -, la
CNSA a dû revoir à deux reprises ses prévisions à la baisse. Les
recettes "fiscales" 2009 devraient en définitive reculer
de l'ordre de 4%. La situation ne s'annonce guère meilleure en 2010,
puisque la Caisse table sur des recettes "stables" (+0,5%).
Les dépenses étant en croissance de 1,29% par rapport à 2009, la
CNSA devrait enregistrer un déficit de 235,6 millions d'euros, qui
sera couvert par les réserves accumulées sur les premiers
exercices.
Vers la fin des excédents ?
Si la situation n'est pas encore
dramatique, elle n'en est pas moins préoccupante. Pendant quatre
ans, la CNSA a bénéficié de recettes sensiblement supérieures à
ses dépenses sous l'effet de divers facteurs : progression mécanique
des recettes affectées, montée en charge très lente de certaines
allocations comme la prestation de compensation du handicap (PCH),
décalages de programmation dans les investissements des
établissements médicosociaux... Ces différents éléments sont à
l'origine d'excédents de gestion récurrents sur les premières
années de fonctionnement. Pour la seule année 2008, la
sous-consommation de crédits était ainsi de l'ordre de 560 millions
d'euros. Malgré l'affectation d'une partie de ces crédits non
utilisés à de nouvelles dépenses (par exemple, l'augmentation de
l'enveloppe d'aide aux maisons départementales des personnes
handicapées) et la récupération d'une autre partie par les
pouvoirs publics au bénéfice de l'assurance maladie - au grand dam
de certains membres du conseil d'administration (voir encadré
ci-dessous) -, ces excédents sont demeurés conséquents jusqu'à
l'an dernier. Cette situation a fini par irriter les pouvoirs
publics, qui ont confié, en avril dernier, à l'Inspection générale
des affaires sociales (Igas) et à l'Inspection générale des
finances (IGF) une mission d'enquête sur le sujet, dont on attend
d'ailleurs toujours les conclusions (voir notre article-ci contre du
15 avril 2009).
Un effet de ciseaux qui va coûter
cher aux départements
Celles-ci risquent toutefois de tomber
quelque peu à contretemps. Après les années d'abondance qui ont
suivi sa création par la loi du 30 juin 2004 relative à la
solidarité pour l'autonomie des personnes âgées et des personnes
handicapées, la CNSA se trouve en effet confrontée à un redoutable
effet de ciseaux. Alors que ses recettes se contractent fortement, la
croissance des dépenses qu'elle est supposée couvrir tend à
augmenter et les dossiers d'investissements finissent par
s'accélérer. Les dépenses consacrées à l'allocation
personnalisée d'autonomie (APA) devraient ainsi croître de 5% cette
année (à 5,1 milliards d'euros) et de 5,5% en 2010 (5,4 milliards).
Après des débuts plus que laborieux, les dépenses de PCH sont,
pour leur part, en pleine explosion : +47% cette année (825 millions
d'euros) et +38% l'an prochain (1,1 milliard). Conséquence : la CNSA
ne peut plus suivre et le taux de couverture des versements effectués
par les départements se dégrade. L'an prochain, les conseils
généraux devraient ainsi assurer sur leurs ressources 71,5% du coût
de l'APA, soit un taux encore jamais enregistré depuis la mise en
place de cette prestation, le 1er janvier 2002. Pour la PCH, ce taux
sera de 55,5%, mais il devrait augmenter rapidement. A défaut d'une
solution immédiate, le conseil d'administration de la Caisse a
néanmoins acté la mise en place de trois groupes de travail, qui se
pencheront respectivement sur les concours versés aux départements
(évolution et péréquation), sur la gestion des crédits de la CNSA
au niveau local et sur les convergences des réponses à apporter aux
personnes âgées et aux personnes handicapées (dans la perspective,
toujours très floue, du cinquième risque).
18,5 milliards d'euros de dépenses
Au final, le budget 2010 de la CNSA
devrait s'élever à 18,57 milliards d'euros. La section I
(financement des établissements et services médicosociaux)
bénéficiera de 16,18 milliards d'euros (8,24 pour les personnes
âgées et 7,94 pour les personnes handicapées), avec un objectif
global de dépenses en hausse de 3,2% (+500 millions d'euros). La
section II (contribution au financement de l'APA) atteindra 1,56
milliard d'euros, tandis que le budget de la section III (PCH, MDPH
et majoration de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé)
s'élèvera à 604 millions d'euros. Les deux autres sections
affichent traditionnellement des montants plus modestes : 88 millions
d'euros pour la section IV (actions innovantes et renforcement de la
professionnalisation des métiers de service) et 171 millions pour la
section V (autres dépenses en faveur des personnes en perte
d'autonomie), dont 151 millions pour un plan d'aide à
l'investissement.
A noter : lors du conseil
d'administration, les représentants de l'Etat ont annoncé
l'organisation d'une réunion de concertation sur la question du
financement de l'aide à domicile, dès la première quinzaine de
décembre 2009. Il s'agit, pour les ministres concernés, de répondre
au cri d'alarme des associations (voir notre article ci-contre du 23
octobre 2009).
Un conseil très animé
Pléthorique avec ses 80 membres, le
conseil d'administration de la CNSA tend à ressembler à un
mini-parlement où sont représentées les tendances les plus
diverses. Déjà animées dans les années fastes, les séances le
sont plus encore depuis que la situation financière de la Caisse se
dégrade. Comme l'indique, de façon diplomatique, le communiqué de
la CNSA, le budget 2010 a été adopté "malgré
l'insatisfaction de certaines institutions et associations". Un
peu plus d'un tiers des présents ont finalement voté contre le
budget présenté. Il s'agit principalement des membres du "groupe
31" (GR31), qui regroupe les représentants des associations et
ceux des syndicats. Dans un communiqué, celui-ci "est
aujourd'hui amené à affirmer son très net désaccord sur la
politique - imposée par l'Etat - d'aide à l'autonomie des personnes
handicapées ou âgées, tant à domicile qu'en établissements et
services". Il s'inquiète notamment de "la capacité à
retrouver dès 2011 des moyens financiers de nature pérenne pour que
le secteur ne soit pas en grande difficulté". L'Association des
départements de France (ADF), qui siège également au conseil
d'administration, n'a pas non plus caché ses inquiétudes. Elle a
surtout insisté sur la situation des finances locales et sur le
risque, pour certains départements, de ne plus pouvoir faire face, à
terme, à leurs obligations. Enfin, l'Association des directeurs
d'établissements pour personnes âgées (AD-PA) a repris son
discours traditionnel, partagé aussi par certains syndicats de
salariés, sur le "détournement" des fonds issus de la
Journée de solidarité et de la CSA. Le gel de 150 millions d'euros
non consommés en 2009 a également donné lieu à polémique, les
opposants exprimant la crainte que ce gel se transforme en perte
définitive de recettes pour la CNSA.
Localtis.info
Mise en ligne :
21 novembre 2009
Réponse à la question écrite de
Jean-Louis CHRIST : Financement de l'aménagement des véhicules
Assemblée Nationale
Question N° : 44956 de M. Christ
Jean-Louis (Union pour un Mouvement Populaire - Haut-Rhin)
Ministère interrogé : Solidarité
Ministère attributaire : Travail,
relations sociales, famille, solidarité et ville
Question publiée au JO le : 24/03/2009
page : 2742
Réponse publiée au JO le : 03/11/2009
page : 10490
Date de changement d'attribution :
23/06/2009
Rubrique : handicapés
Tête d'analyse : automobiles et cycles
Analyse : véhicules adaptés. aides de
l'État
Texte de la QUESTION : M.
Jean-Louis Christ attire l'attention de Mme la secrétaire d'État
chargée de la solidarité sur les difficultés auxquelles se
heurtent les personnes handicapées, titulaires d'un permis de
conduire, pour bénéficier des aides destinées à financer les
aménagements de leur véhicule. L'AGEFIPH n'alloue une aide
financière, pour prendre en charge les adaptations d'un véhicule au
handicap du conducteur, qu'après examen d'un dossier complet, dans
lequel doit figurer une photocopie du permis de conduire, sur lequel
figurent les mentions restrictives, en relation avec le handicap. Or,
la délivrance de cette pièce se fait sur la base d'un examen, que
la personne handicapée doit passer devant l'inspecteur du permis de
conduire, avec son propre véhicule aménagé. Cette procédure
contraint donc le conducteur handicapé à faire réaliser les
aménagements de son véhicule, avant même d'avoir pu bénéficier
du financement de l'AGEFIPH. Ce dispositif pénalise évidemment ces
personnes pour qui, l'autorisation de conduire constitue un pas
important vers l'autonomie. Il lui demande, dans un souci de
cohérence, d'envisager toute mesure pour permettre aux conducteurs
handicapés de bénéficier des aides de l'AGEFIPH à l'aménagement
de leur véhicule, avant même de passer l'examen de conduite.
Texte de la REPONSE : Le système
des aides de l'Association de gestion du fonds pour l'insertion
professionnelle des personnes handicapées (AGLFIPI-I) nécessite de
posséder le permis de conduire pour constituer une demande d'aide
et, par conséquent, de réaliser une avance financière sur l'aide
qui sera octroyée, puisque le passage du permis de conduire impose
la possession d'un véhicule aménagé. C'est pourquoi la prestation
de compensation du handicap (PCH) prévoit, dans son troisième
volet, la prise en charge des dépenses d'aménagement du logement,
d'aménagement du véhicule ou des frais de transport des personnes
handicapés quelleque soit leur situation. Les aménagements pris en
compte doivent être ceux du véhicule utilisé habituellement par la
personne handicapée, en qualité de conducteur ou de passager. De
même, les options (boîte de vitesses automatique, frein et
accélérateurs manuels sous le volant...) pour un besoin directement
lié au handicap doivent être prises en considération. Pour
bénéficier de la PCH au titre de l'aménagement du poste de
conduite, s'agissant d'un véhicule exigeant le permis de conduire,
le demandeur doit être titulaire du permis portant la mention
restrictive d'un poste de conduite adapté, ou manifester sa volonté
d'apprendre à conduire en recourant à la conduite accompagnée. Il
doit produire, dans ce dernier cas, un certificat médical
d'aptitude, conformément aux dispositions du code de la route.
L'aménagement du véhicule doit être effectué au plus tard dans
les douze mois suivant la notification de la décision d'attribution
de cet élément de la prestation de compensation. L'équipe
d'évaluation fournit une description détaillée des adaptations
qu'elle préconise, afin de permettre à la personne handicapée de
faire établir plusieurs devis. La prise en charge des travaux
d'aménagement du véhicule est de 100 % du devis pour la tranche de
dépenses de 0 à 1 500 euros et de 75 % dans la limite du montant
maximal attribuable, pour la tranche au-delà de 1 500 euros. Le
montant maximal fixé par arrêté est de 5 000 euros pour une
période de cinq ans.
Mise en ligne :
29 novembre 2009
Réponse à la question écrite de
Pierre CARDO : Accès des transports d'Ile-de-France aux personnes
handicapées
Assemblée Nationale
Question N° : 49517 de M. Cardo Pierre
(Union pour un Mouvement Populaire - Yvelines)
Ministère interrogé : Solidarité
Ministère attributaire : Écologie,
énergie, développement durable et mer
Question publiée au JO le : 19/05/2009
page : 4811
Réponse publiée au JO le : 10/11/2009
page : 10645
Date de changement d'attribution :
23/06/2009
Rubrique : handicapés
Tête d'analyse : transports
Analyse : accès
Texte de la QUESTION : M. Pierre
Cardo appelle l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de
la solidarité sur les problèmes d'accessibilité rencontrés par
nos concitoyens handicapés dans gares en région parisienne,
notamment pour accéder aux quais. Si la SNCF et le STIF semblent
conscients de ces difficultés et ont engagé un important chantier
d'aménagement dans 189 gares de la région parisienne pour les
rendre accessibles à tous depuis la voie publique jusqu'aux quais,
il n'en reste pas moins que ce projet est prévu pour s'étendre sur
une douzaine d'années. Par ailleurs, il apparaît que dans certaines
gares disposant d'équipements facilitant l'accès aux quais, comme,
par exemple, des ascenseurs en gare de Conflans-fin d'Oise, ces
derniers sont souvent et régulièrement en panne, rendant ainsi
particulièrement difficile, voire impossible, l'utilisation des
transports en commun par des personnes à mobilité réduite, âgées
ou handicapées, faute de pouvoir accéder aux quais. Il lui demande
de lui indiquer les mesures qu'elle entend prendre pour accélérer,
le cas échéant dans le cadre du plan de relance, les obligations
fixées à l'article 45 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005
pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la
citoyenneté des personnes handicapées. Par ailleurs, il souhaite
savoir si l'autorité organisatrice des transports publics en
Île-de-France a mis en place la procédure de dépôt de plainte en
matière d'obstacles à la libre circulation des personnes à
mobilité réduite qui, en application de ce même article, devait
voir le jour dans les trois ans à compter de la publication de la
loi et quelles suites seront réservées, le cas échéant, à ces
plaintes.
Texte de la REPONSE : L'article
45 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des
droits et des chances, la participation et la citoyenneté des
personnes handicapées dispose que, dans un délai de dix ans à
compter de sa publication, les services de transport devront être
accessibles aux personnes handicapées et à mobilité réduite. Pour
atteindre cet objectif, les autorités organisatrices de transport
élaborent un schéma directeur d'accessibilité des services dont
elles sont responsables. Ce schéma fixe la programmation et les
modalités de l'accessibilité des différents types de transport. Le
conseil d'administration du Syndicat des transports d'Île-de-France
(STIF), autorité organisatrice des transports d'Île-de-France, a
approuvé, le 14 février 2008, les grandes orientations de son
schéma directeur d'accessibilité et, le 8 juillet 2009, la
programmation pluriannuelle des investissements nécessaires. Dans ce
cadre, une offre de transport globale accessible par l'articulation
de tous les modes est proposée. En ce qui concerne les gares du RER
ou du réseau Transilien, il est prévu d'offrir une accessibilité
complète depuis la voirie jusqu'au train, grâce à des ascenseurs,
rampes, chemins de guidage, véhicules à plancher bas, rehaussements
de quais et services d'assistance en gare. L'objectif est d'avoir, à
terme, 258 gares accessibles, représentant plus de 90 % du trafic.
115 gares sont soit déjà accessibles, soit les travaux de mise en
accessibilité débuteront prochainement et 143 gares restent à
aménager d'ici à 2015. Dans ce schéma directeur, une grande
attention est également portée à la généralisation de
l'information visuelle et sonore. À cet égard, il convient de
souligner que le STIF a mis en service, en septembre 2003 le système
INFOMOBI, service téléphonique avec numéro Azur 0810-64-64-64 et,
sur internet, www.infomobi.com, qui donne des informations sur la
disponibilité des équipements accessibles et aide à préparer son
voyage. En matière de dépôt de plainte, le STIF traite directement
les réclamations de voyageurs, reçues par courrier électronique à
l'adresse : stif@idf.fr ou par téléphone. En outre, les contrats
conclus par le STIF avec la SNCF contiennent des indicateurs de
traitement des réclamations de voyageurs, qui sont assortis
d'incitations financières, du type bonus-malus. Enfin, la SNCF,
consciente de la qualité insuffisante de la maintenance des
ascenseurs, a pris l'engagement de veiller à leur bon fonctionnement
et à la réduction du délai de leur remise en service en cas
d'accident technique. La SNCF a récemment signé un contrat de
remise aux normes des ascenseurs de la gare de Conflans - Fin -
d'Oise, ce qui devrait résoudre les difficultés chroniques qui ont
imposé l'arrêt des installations.
Mise en ligne :
29 novembre 2009
Bordeaux à l’heure du diagnostic
accessibilité
Afin de rendre accessible les
espaces publics à tous les handicaps, les communes de 5.000
habitants et plus doivent réaliser un diagnostic du cadre bâti
existant. A Bordeaux où l’état des lieux vient juste d’être
fait, de lourds travaux sont à prévoir...
Les communes de 5.000 habitants et plus
ont du pain sur la planche. D’après la loi du 11 février 2005,
elles doivent en effet, d’ici 2015, rendre accessible aux personnes
handicapées ou à mobilité réduite "le cadre bâti, la
voirie, les aménagements des espaces publics, les systèmes de
transport et leur intermodalité". Pour y parvenir dans les
délais, chacune d’entre elles doit mettre en place une "commission
communale pour l’accessibilité" composée notamment des
représentants de la commune, d'associations et d'usagers.
A charge pour elle de "dresser le
constat de l’état d’accessibilité du cadre bâti existant, de
la voirie, des espaces publics et des transports" mais,
également, d’établir "un rapport annuel présenté en
conseil municipal" et de faire "toutes propositions utiles
de nature à améliorer la mise en accessibilité de l'existant".
Un travail préliminaire qui ne doit pas attendre, puisque pour les
Etablissements Recevant du Public (ERP), la date buttoir est fixée
au 1er janvier 2011.
Un plan "difficile à mettre en
œuvre"
Compte tenu des échéances, l’heure
est au recensement dans les communes. Ainsi, à Bordeaux, où
l’accessibilité est une priorité depuis plusieurs mandatures,
déjà cinquante et un établissements culturels et sportifs sur les
360 que compte la ville, ont été minutieusement passés à la
loupe. A l’arrivée, pas de surprise mais plutôt une confirmation
d’une situation déjà pointée du doigt depuis longtemps par les
associations concernées par la question de l’accessibilité.
"Etant donné l’ampleur des travaux à réaliser, la mise en
œuvre de ce plan accessibilité ne va se faire facilement",
confie Joël Solari interviewé par Maison à part. "Bordeaux
est une ville riche du point de vue du patrimoine, poursuit le
conseiller municipal chargé des politiques en faveur des personnes
en situation de handicap. Pour la rendre accessible, nous allons
devoir intervenir sur des bâtiments historiques qui sont souvent
soumis à de fortes contraintes".
Si l’arrivée du tramway dans la
ville a amélioré l’accès à la voirie, il reste en effet encore
beaucoup à faire au niveau des édifices recevant du public. Le
principal problème étant que, dans la plupart d’entre eux, seul
le handicap moteur, autrement dit "le fauteuil", a été
pris en compte. "Rares sont les bâtiments à pouvoir accueillir
des malvoyants ou des malentendants, commente Joël Solari.
L’éclairage, l’acoustique, le franchissement des seuils, les
contrastes de couleurs, la signalétique... Autant de points qui sont
à revoir".
Des travaux lourds à supporter
Au terme de cette étude, une première
liste de bâtiments a pu être établie. N’y figurent que des lieux
très fréquentés tels que la bibliothèque, le théâtre, l’opéra,
le musée des Beaux Arts... D’ici 2015, tous devraient donc subir
une ou plusieurs interventions. Des travaux qu’il va falloir certes
hiérarchiser avant de les lancer mais surtout financer, comme s’en
inquiète Joël Solari. "Cela va être très lourd à supporter
pour la commune, commente-t-il. D’ailleurs, poursuit-il, on estime
à 15 milliards d’euros, le coût pour rendre accessible les 175
000 établissements relevant des collectivités locales, soit, en
moyenne, 70 000 euros pour les communes de moins de 5 000 habitants
et 4 millions d'euros pour celles de plus de 5 000 habitants".
Un problème de financement qui avait déjà été soulevé en
janvier 2008 par la Fédération APAJH (Associations Pour Adultes et
Jeunes Handicapés).
Cette dernière avait suggéré à
l’Etat la mise en place "d’une contribution financière sous
forme de dotations aux collectivités, affectées à l’accessibilité
des locaux pendant cinq ans". Une proposition soutenue par
Jean-Pierre Masseret, sénateur de la Moselle qui avait déjà plaidé
quelques mois plus tôt pour que "l'État accompagne les
communes, y compris financièrement, dans ce travail de mise en
accessibilité". Un appel qui, à l’époque, avait retenu
l’attention du gouvernement mais sans aboutir à l’adoption de
mesures concrètes.
Maison
à part
Mise en ligne :
29 novembre 2009
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Dernières mises à jour
du site en novembre 2009 :
Dans la page "Législation : Année 2009"
:
- Arrêté du 24 septembre 2009 portant approbation de diverses dispositions complétant et modifiant le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public.
- Arrêté du 21 octobre 2009 relatif au référentiel
général d’accessibilité pour les administrations.
- Circulaire DGEFP n° 2009-41 du 21 octobre 2009 relative au calcul de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés, mutilés de guerre et assimilés du secteur privé et du secteur public à caractère industriel et commercial.
- Décret
n° 2009-1367 du 6 novembre 2009 portant création du comité interministériel du
handicap.
- Lettre du 9 novembre 2009 relative à la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) des personnels des établissements médico-sociaux.
Dans la page "Législation : de 1980 à 1989"
:
- Décret n° 88-678 du 6 mai 1988 relatif au
remboursement des frais de transport exposés par les assurés sociaux et
modifiant notamment le code de la sécurité sociale.
Dans la page "Dossiers législatifs : Loi 2005-102"
:
- Arrêté du 21 octobre 2009 relatif au référentiel
général d’accessibilité pour les administrations.
Dans la page "Documents divers"
:
- L’emploi des travailleurs handicapés dans les établissements de 20 salariés ou plus du secteur privé en 2007 - DARES - Octobre 2009
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Dernières modifications à jour
du site en novembre 2009 :
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